
Un consultant en marketing installé à Montpellier nous a appelés en février. Il venait de signer un CDI dans une agence, voulait arrêter son activité indépendante proprement, et hésitait depuis trois semaines. Sa peur ? Mal faire la procédure, oublier une déclaration, et recevoir un courrier de l'Urssaf six mois plus tard. Il n'était pas le premier dans ce cas.
Fermer une micro-entreprise paraît simple sur le papier. Une déclaration en ligne, quelques clics, c'est terminé. La réalité est un peu plus nuancée. Entre le Guichet unique INPI, la dernière déclaration Urssaf, les démarches fiscales et la CFE au prorata, plusieurs étapes doivent s'enchaîner dans le bon ordre. Une seule oubliée et la facture peut tomber bien après la radiation.
Ce guide reprend la procédure 2026 telle qu'elle s'applique vraiment, avec les délais légaux, les pièges concrets, et les bonnes pratiques observées sur les dossiers qu'on accompagne chez CDG depuis quatre ans. Pour les questions liées au régime lui-même, notre guide sur les seuils de la micro-entreprise reste la référence.
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Avant de cliquer sur Cesser l'entreprise
Trois points qui changent parfois la décision de fermer.
Fermeture vraiment nécessaire ?
2 alternatives concrètesBascule en SASU ou EURL si l'activité grandit, dépasse les seuils ou si la fiscalité du régime ne convient plus. Cession du fonds (clientèle, nom, matériel) pour les commerçants et activités structurées avec une vraie valeur immatérielle.
Un mauvais trimestre n'est pas un signal de fermeture. Un seuil franchi deux années consécutives, oui.
Mise en sommeil possible ?
Non en micro-entrepriseCe mécanisme est réservé aux sociétés inscrites au RCS. En micro, deux options seulement : déclarer zéro tant que vous voulez, ou fermer définitivement. Aucune voie intermédiaire formelle.
Radiation automatique possible après 24 mois sans aucun chiffre d'affaires déclaré.
CFE de l'année en cours ?
Due en totalité par défautSi l'activité existait au 1er janvier, l'administration réclame la CFE complète. Sans démarche de votre part, vous payez 12 mois pour 4 mois d'activité réelle. Le sujet le plus oublié de tout le dossier.
Demande de dégrèvement au prorata à formuler explicitement auprès du SIE, jamais automatique.
La cessation d'activité est une décision irréversible une fois validée sur le Guichet unique. Trois points méritent un examen rapide avant de lancer la procédure, parce qu'ils modifient parfois la décision elle-même.
Première question : la fermeture est-elle vraiment la meilleure option ? Beaucoup de micro-entrepreneurs raisonnent en binaire. Soit je continue, soit je ferme. Il existe pourtant deux alternatives concrètes. La bascule vers une société (SASU, EURL) si l'activité grandit ou approche les seuils. La cession du fonds de commerce si vous avez constitué une clientèle, un nom, du matériel. Cette deuxième option reste rare en micro mais possible pour les commerçants et certaines activités structurées. Notre comparatif SASU ou micro-entreprise pose les premiers repères pour la première option.
Deuxième question : peut-on simplement mettre l'activité en pause ? La réponse est claire et c'est l'idée fausse la plus répandue. La mise en sommeil n'existe pas en micro-entreprise. Ce mécanisme est réservé aux sociétés inscrites au RCS. Pour un micro-entrepreneur, deux options seulement : continuer en déclarant zéro tant que vous voulez, ou fermer définitivement. Une période prolongée à zéro n'est pas pénalisée en soi, mais l'administration peut prononcer une radiation automatique après 24 mois sans aucun chiffre d'affaires.
Troisième question : que devient la CFE de l'année en cours ? C'est la mauvaise surprise la plus fréquente. La cotisation foncière des entreprises est due pour l'année entière si l'activité existait au 1er janvier, sauf demande explicite de dégrèvement au prorata temporis. On y revient plus loin, mais gardez ce point en tête dès maintenant : sans démarche de votre part, vous payez 12 mois pour 4 mois d'activité.
Un freelance en design graphique nous a contactés l'an dernier convaincu qu'il devait fermer. Son CA était passé de 38 000 € à 9 000 € en un an, il pensait que c'était fini. Après échange, il a réalisé qu'il avait simplement traversé un creux, qu'il pouvait laisser sa structure ouverte avec un CA bas sans pénalité, et que la fermeture coûterait plus cher en perte de temps qu'elle ne rapporterait. Six mois plus tard, son activité était repartie. Fermer parce qu'on a un mauvais trimestre est rarement la bonne réponse.
Procédure 2026 sur procedure.inpi.fr
La formalité INPI en quatre temps, du compte ouvert au certificat de radiation.
Identification FranceConnect
5 minutesConnexion via FranceConnect ou identifiants Guichet unique INPI. Une vérification d'identité renforcée peut être demandée selon la formalité.
Astuce : activez L'Identité Numérique La Poste en amont pour fluidifier les étapes sensibles.
Préparer les pièces
10 minutesSIREN, identifiants Guichet unique et Urssaf, pièce d'identité ou titre de séjour valide en PDF.
Cas particulier : ressortissants étrangers, titre autorisant l'exercice d'une activité non salariée.
Remplir le formulaire
15 à 30 minutesOption Cesser l'entreprise, vérification des données pré-remplies, choix de la date de cessation, signature électronique.
Vigilance : évitez une date rétroactive de plusieurs mois sans justification.
Recevoir la radiation
2 à 4 semainesRadiation automatique du RNE et du RCS si commerçant. Certificat de radiation téléchargeable depuis l'espace personnel.
À conserver : le certificat sert pour les démarches CFE et bancaires.
Depuis le 1er janvier 2023, toutes les formalités d'entreprise passent par une plateforme unique : procedure.inpi.fr. La fermeture d'une micro-entreprise ne fait pas exception. Le formulaire papier P4 CMB n'existe plus, l'Urssaf ne reçoit plus directement les demandes de cessation, tout transite par le Guichet unique de l'INPI. Pour toute autre formalité (changement d'adresse, modification d'activité), notre guide sur le Guichet unique INPI détaille le mode opératoire général.
Le délai légal est précis. D'après Service-Public.fr (Cessation d'activité du micro-entrepreneur, vérifié au 9 décembre 2025), vous disposez de 30 jours après l'arrêt effectif de votre activité pour déclarer la cessation sur le Guichet unique. Ce délai est rarement contrôlé strictement en pratique, mais le respecter évite tout risque de pénalité ultérieure.
L'identification se fait via FranceConnect ou via vos identifiants Guichet unique INPI existants si vous avez créé votre compte au moment de l'immatriculation. Selon le profil et les contrôles en cours, une vérification d'identité renforcée (compte L'Identité Numérique La Poste ou France Identité) peut être demandée. Si vous n'avez aucun moyen d'identification numérique sécurisée, comptez deux à cinq jours pour en activer un avant la formalité.
Côté pièces justificatives, prévoyez votre numéro SIREN, vos identifiants Guichet unique INPI et espace Urssaf, et un format PDF d'une pièce d'identité valide (carte nationale d'identité ou passeport pour les ressortissants européens, titre de séjour autorisant l'exercice d'une activité non salariée pour les autres).
Une fois connecté au Guichet unique, vous accédez au tableau de bord, sélectionnez votre entreprise via son SIREN et choisissez l'option « Cesser l'entreprise ». Le formulaire dynamique reprend les informations déjà connues de l'administration : il suffit de les vérifier, de compléter la date de cessation souhaitée, et de signer électroniquement.
La date de cessation que vous choisissez détermine plusieurs éléments : le mois de la dernière déclaration de CA Urssaf, le calcul du prorata CFE, et le point de départ de votre conservation décennale des pièces. Évitez de la fixer rétroactivement de plusieurs mois sans raison valable, l'administration pourrait considérer que vous étiez encore en activité.
La validation entraîne automatiquement la radiation des registres : Registre national des entreprises (RNE), Registre du commerce et des sociétés (RCS) si vous étiez commerçant, et fichiers fiscaux et sociaux. Vous recevez ensuite un certificat de radiation téléchargeable depuis votre espace personnel, généralement sous deux à quatre semaines.
La déclaration elle-même est gratuite. Des frais peuvent s'appliquer pour la radiation de certains registres, notamment pour les commerçants soumis au RCS. Le montant est indiqué au moment du paiement sur la plateforme et reste modeste.
Besoin d'aide pour démarrer la procédure sur le Guichet unique ? Contactez CDG →
À faire sur autoentrepreneur.urssaf.fr
La dernière déclaration de CA dépend de la périodicité choisie à la création.
Beaucoup de micro-entrepreneurs pensent qu'une fois la cessation validée sur le Guichet unique, tout est terminé. C'est une erreur. La déclaration finale de chiffre d'affaires reste à faire séparément, sur autoentrepreneur.urssaf.fr.
Le calendrier dépend de la périodicité que vous aviez choisie à la création.
Si vous étiez en déclaration mensuelle, votre dernière déclaration doit intervenir le mois suivant la cessation. Si vous avez fermé en avril, vous déclarez en mai le CA encaissé entre le 1er et la date de cessation d'avril.
Si vous étiez en déclaration trimestrielle, le délai court jusqu'au mois suivant la fin du trimestre civil de la fermeture. Une cessation en avril s'inscrit dans le deuxième trimestre, donc la dernière déclaration se fait en juillet.
L'Urssaf attend une déclaration systématique, y compris si aucun encaissement n'a été réalisé sur la période. Le défaut de déclaration entraîne une pénalité forfaitaire de 60,10 € prévue à l'article L613-9 du Code de la sécurité sociale, et peut provoquer une taxation d'office sur des bases défavorables.
Le paiement des cotisations sociales correspondantes s'effectue au moment de la déclaration. Si vous aviez choisi le versement libératoire de l'impôt sur le revenu, il est réglé en même temps. L'Urssaf met à disposition un simulateur pour estimer le solde dû ou le crédit éventuel avant la déclaration finale. Pour comprendre le calcul des cotisations selon votre activité, notre guide sur les charges en micro-entreprise détaille les taux applicables.
Sur les dossiers qu'on traite chez CDG, le cas le plus fréquent est celui d'un solde nul ou faiblement débiteur. Mais il arrive régulièrement que des micro-entrepreneurs en versement libératoire aient versé trop de cotisations sur l'année en cours. Dans ce cas, l'Urssaf procède à un remboursement par virement, généralement dans les 30 jours suivant la régularisation. Un courrier intitulé « Régularisation de solde créditeur » vous est envoyé pour confirmation.
Trois démarches distinctes, trois destinataires
Le bloc fiscal se traite hors Guichet unique, avec trois calendriers différents.
Déclaration 2042-C-PRO
Déclaration CA12, n° 3517-S-SD
CFE au prorata temporis
Le troisième bloc concerne l'administration fiscale. Il se compose de trois sous-démarches distinctes, avec des calendriers différents : la déclaration complémentaire de revenus, la déclaration de TVA si vous y étiez assujetti, et la régularisation de la CFE. Aucune ne se fait sur le Guichet unique.
Que vous ayez opté pour le versement libératoire ou non, vous devez remplir la déclaration complémentaire n° 2042-C-PRO sur impots.gouv.fr lors de la prochaine campagne fiscale annuelle (avril à juin de l'année suivante). Vous y reportez le chiffre d'affaires encaissé entre le 1er janvier de l'année et la date de cessation. Ces revenus sont rattachés à votre déclaration personnelle d'impôt sur le revenu et imposés au barème progressif, sauf si vous étiez en versement libératoire (dans ce cas, l'impôt est déjà réglé via les cotisations Urssaf).
L'information de cessation est transmise automatiquement du Guichet unique vers le Service des Impôts des Entreprises. Aucune démarche d'information complémentaire au SIE n'est nécessaire pour valider la radiation côté impôts. Si vous aviez la TVA, en revanche, la déclaration CA12 ci-dessous reste votre responsabilité.
La majorité des micro-entrepreneurs bénéficient de la franchise en base de TVA, qui les dispense de toute déclaration. Si c'est votre cas, cette étape ne vous concerne pas.
Si vous étiez assujetti à la TVA (dépassement des seuils ou option volontaire), vous devez télétransmettre une déclaration n° 3517-S-SD (formulaire CA12) dans les 60 jours suivant la cessation. Cette déclaration porte sur l'ensemble des opérations non encore déclarées à la date de fermeture. L'envoi papier n'est plus accepté, la transmission se fait obligatoirement via votre espace professionnel impots.gouv.fr. Notre guide sur la TVA en micro-entreprise précise quels seuils déclenchent l'assujettissement.
C'est le point qui revient le plus souvent dans les questions des micro-entrepreneurs qu'on accompagne. La cotisation foncière des entreprises est calculée annuellement, et elle est due en totalité si l'activité existait au 1er janvier de l'année. Concrètement, si vous fermez le 30 avril, l'administration vous réclame la CFE complète, comme si vous aviez été actif toute l'année.
Une réduction au prorata temporis est possible, mais elle n'est pas automatique. Vous devez en faire la demande explicite auprès de votre Service des Impôts des Entreprises, soit depuis la messagerie sécurisée de votre espace professionnel, soit par courrier recommandé. La démarche peut être effectuée à compter de la parution de l'avis d'imposition (généralement en novembre) et jusqu'au 31 décembre de l'année suivante.
Bon à savoir : si votre chiffre d'affaires sur les 12 derniers mois n'excède pas 5 000 €, vous êtes intégralement exonéré de CFE. Cette exonération s'applique souvent aux micro-entrepreneurs qui ferment justement parce que leur activité n'a pas décollé.
Une CFE injustifiée à contester ? Un conseiller CDG vous oriente →
Une consultante en formation qu'on a accompagnée en 2025 avait fermé sa micro-entreprise en juin pour rejoindre une entreprise en CDI. Six mois plus tard, elle reçoit un avis CFE de plusieurs centaines d'euros. Elle pensait que la fermeture sur le Guichet unique avait tout réglé. Elle a contesté auprès du SIE en transmettant son certificat de radiation et a obtenu un dégrèvement d'environ 50 % au prorata temporis. Sans cette démarche, elle aurait payé six mois de CFE pour rien. Ce cas illustre une règle simple : la CFE ne se régularise jamais d'elle-même.
Frais de procédure et soldes dus
Distinguer ce qu'on paie pour fermer et ce qu'on paie parce qu'on a été en activité.
Cessation en autonomie sur le Guichet unique
Plateforme tierce ou conseil
Les soldes dus restent dans tous les cas
La procédure de cessation est gratuite sur le Guichet unique. Aucune annonce légale à publier, contrairement aux SARL ou SAS. Aucun frais de greffe pour les activités non commerciales. Pour les commerçants soumis au RCS, des frais de radiation peuvent s'appliquer, mais leur montant reste modeste (quelques dizaines d'euros).
Reste la question des cotisations finales. Vous payez les cotisations sociales sur votre dernier CA déclaré, l'impôt sur le revenu sur les bénéfices encaissés jusqu'à la cessation, et la CFE au prorata pour l'année en cours. Ce ne sont pas des « frais de fermeture » à proprement parler, mais des soldes liés à votre activité réelle.
Certaines plateformes (Legalstart, LegalPlace, Captain Contrat) proposent un accompagnement payant entre 60 et 80 € pour gérer la procédure à votre place. Ce service est strictement facultatif. La démarche reste accessible en autonomie pour la grande majorité des micro-entrepreneurs, à condition de suivre les trois étapes dans l'ordre. L'accompagnement peut se justifier si vous avez plusieurs établissements, une activité TVA complexe, ou si vous basculez vers une société dans la foulée. Sur ce dernier cas, notre conseil en gestion d'entreprise peut caler le calendrier avec vous pour éviter les coupures.
Quatre angles à anticiper après la radiation
La cessation ferme l'activité, pas les obligations qui en découlent.
Conservation 10 ans
Article L123-22 du Code de commerce. Livre des recettes, factures émises et reçues, relevés bancaires.
Activité 2026, conservation jusqu'en 2036Couverture sociale
Arrêt automatique des cotisations indépendants. Droits acquis (maladie, trimestres retraite) conservés.
Mise à jour CPAM si pas de salariat ensuiteRecréation immédiate
Aucun délai de carence légal. Nouvel SIRET généré, l'ancien reste inactif et n'est jamais réattribué.
ACRE non renouvelable si déjà utiliséeBascule SASU ou EURL
Société immatriculée avant la cessation micro. Transfert des contrats, première facture côté société dès le lendemain.
Zéro jour de coupure d'activitéLa radiation de votre micro-entreprise n'est pas la fin de toutes vos obligations. Plusieurs points méritent attention dans les semaines et années qui suivent.
L'article L123-22 du Code de commerce impose une conservation décennale de tous les documents comptables, à compter de la clôture de l'exercice concerné. Une activité fermée en 2026 doit conserver ses pièces jusqu'en 2036. Sur les règles précises de format, de sauvegarde et de portée du contrôle, notre guide complet sur les obligations comptables en micro-entreprise fait le tri en détail.
La cessation entraîne l'arrêt automatique des cotisations sociales liées au régime micro. Vos droits déjà acquis (assurance maladie, trimestres de retraite) restent conservés. En revanche, vous perdez votre affiliation à la Sécurité sociale des indépendants et vos prestations futures dépendront de votre nouveau statut (salarié, demandeur d'emploi, autre activité indépendante).
Si vous enchaînez avec un emploi salarié, la couverture est immédiate via l'employeur. Si vous restez sans activité plusieurs mois, pensez à mettre à jour votre situation auprès de la CPAM pour éviter une rupture administrative. À noter : une cessation volontaire n'ouvre pas droit aux allocations chômage. L'ATI (Allocation des Travailleurs Indépendants) reste réservée aux indépendants ayant subi une liquidation ou un redressement judiciaire.
Bonne nouvelle : il n'existe aucun délai de carence légal pour recréer une micro-entreprise après une cessation. Vous pouvez relancer une activité dès le lendemain de la radiation si vous le souhaitez. Une nouvelle immatriculation sur le Guichet unique générera un nouveau SIRET, l'ancien restant inactif dans les bases de données sans être réattribué.
Un point d'attention important : si vous aviez bénéficié de l'ACRE (exonération partielle de cotisations sociales sur les premières années), elle ne se renouvelle pas en cas de recréation. Cet avantage ne se réactive qu'après plusieurs années sans bénéfice de l'ACRE, sous conditions strictes.
Beaucoup de micro-entrepreneurs ferment pour passer en SASU ou EURL, soit parce qu'ils dépassent les seuils, soit parce que la fiscalité du régime ne leur convient plus. La bascule mérite d'être anticipée pour éviter une période sans couverture sociale ni capacité à facturer.
L'idéal est d'avoir créé la nouvelle structure (immatriculation SASU ou EURL validée, Kbis émis) avant la cessation effective de la micro. Vous arrêtez la facturation côté micro-entreprise à la date de cessation et reprenez immédiatement côté société, sans interruption commerciale. Notre comparatif SASU ou micro-entreprise aide à objectiver le choix avant la bascule, et notre service de domiciliation de société gère la nouvelle adresse en parallèle.
Un consultant IT installé à Montpellier nous a contactés en 2024 alors qu'il dépassait les seuils de la franchise TVA. Il voulait fermer sa micro et créer une SASU dans la foulée. On a travaillé sur le calendrier : immatriculation SASU en janvier, cessation micro fin janvier après transfert des contrats clients, première facturation SASU en février. Pas un jour de coupure, pas une facture en double, et la CFE micro réglée au prorata pour janvier uniquement. La préparation a fait toute la différence.
La validation de la cessation sur le Guichet unique INPI prend généralement deux à quatre semaines. Le certificat de radiation est ensuite téléchargeable depuis votre espace personnel. La dernière déclaration Urssaf intervient dans le mois ou le trimestre suivant la cessation, et la déclaration TVA si concerné dans les 60 jours. La régularisation CFE et la 2042-C-PRO interviennent plus tard, lors de la campagne fiscale annuelle. Au total, comptez environ trois mois pour la clôture des volets immédiats, et jusqu'à un an pour le solde fiscal complet.
Oui, sans aucun délai de carence légal. Vous pouvez relancer une nouvelle micro-entreprise dès le lendemain de la radiation, avec un nouveau SIRET attribué automatiquement par l'INSEE. Une seule restriction : si vous aviez déjà bénéficié de l'ACRE, l'exonération ne se renouvelle pas immédiatement. Elle ne peut être réactivée qu'après plusieurs années sans en avoir bénéficié, sous conditions précises définies par l'Urssaf. Pensez aussi à vérifier que la nouvelle activité ne tombe pas sous une exclusion (activités déjà exonérées localement par exemple).
Le délai légal de 30 jours fixé par le Code de commerce est rarement contrôlé strictement, mais son non-respect peut générer des complications. Vous restez redevable des cotisations Urssaf et de la CFE tant que la cessation n'est pas enregistrée. Si vous avez arrêté votre activité plusieurs mois sans déclarer, la radiation prend effet à la date que vous indiquez sur le formulaire, mais l'administration peut contester une cessation rétroactive manifestement décalée. Le mieux reste d'agir dans les délais, ou rapidement après si vous avez tardé.
La clôture du compte n'est pas obligatoire mais fortement recommandée une fois tous les soldes Urssaf, fiscaux et CFE réglés. Conservez l'attestation de clôture remise par votre banque dans vos archives, elle peut être utile en cas de contrôle ultérieur. Si vous prévoyez de recréer une micro-entreprise rapidement ou de basculer en société, vous pouvez maintenir le compte ouvert et le transformer en compte de la nouvelle structure, à condition que la banque l'accepte. Notre guide sur la domiciliation bancaire d'entreprise aborde les critères de choix d'un nouveau compte pro.
Votre numéro SIRET est désactivé dès la validation de la radiation, mais il n'est pas supprimé des bases de données. Il reste consultable dans le répertoire SIRENE de l'INSEE avec la mention « cessation administrative », et il ne sera jamais réattribué à une autre entreprise. Cette persistance est normale : elle permet à l'administration de retrouver l'historique de votre activité en cas de contrôle dans les dix ans qui suivent. Vous ne pouvez plus émettre de facture ni encaisser au nom de l'entreprise une fois la radiation prononcée.
La fermeture d'une micro-entreprise tient sur trois piliers à enchaîner dans l'ordre. La déclaration de cessation sur le Guichet unique INPI dans les 30 jours. La dernière déclaration de CA Urssaf selon votre périodicité. Les démarches fiscales avec une attention particulière à la CFE au prorata. Suivez ces trois étapes, et la majorité des dossiers se clôturent sans difficulté.
Le piège le plus fréquent ne vient pas de la procédure elle-même mais de ce qui se passe après. CFE oubliée. Conservation des pièces négligée. Bascule en société mal calée qui crée une rupture de couverture sociale. Anticiper ces points évite les régularisations coûteuses six mois plus tard.
Le cas le plus stratégique reste celui de la bascule vers une SASU ou une EURL. C'est aussi le scénario qui mérite le plus de préparation : créer la nouvelle structure avant la cessation micro, transférer proprement les contrats, démarrer côté société dès le lendemain. Chez CDG Services, on accompagne depuis plus de quatre ans les entrepreneurs de Montpellier et de l'Hérault sur les formalités administratives et la domiciliation de micro-entreprise. Si vous fermez pour rebasculer, on peut caler le calendrier complet avec vous, fermeture micro et domiciliation de la nouvelle société comprises.
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Sources
Note : selon votre situation, certaines valeurs peuvent varier. Contactez CDG pour un devis personnalisé.