
Au programme
Un lundi matin, votre seul salarié vous envoie un message. Il est malade, le médecin lui a prescrit une semaine d'arrêt. Vous savez qu'il faut faire quelque chose, mais quoi exactement ? Une attestation de salaire ? Un complément à verser ? Et à partir de quand ? Le doute s'installe vite quand on dirige une petite structure sans service RH.
Gérer un arrêt maladie n'a rien d'intuitif. Il y a le délai de carence, le maintien de salaire obligatoire, l'attestation à transmettre à la CPAM, les nouvelles règles 2026. Un dirigeant seul peut vite commettre une erreur qui se paie. Et l'erreur la plus fréquente n'est pas celle qu'on croit.
Dans cet article, vous saurez exactement quoi faire dès le premier jour. Combien vous devez réellement verser, ce que la loi a changé cette année, et comment éviter les pièges qui exposent à un redressement. Avec des repères chiffrés à jour 2026 et des cas concrets de TPE de l'Hérault.
Vous gérez votre premier arrêt maladie à Montpellier et vous voulez sécuriser la paie ? Nos conseillers vous accompagnent pas à pas. Contactez CDG Services.
La première chose à comprendre, c'est que le compte à rebours démarre immédiatement. Dès que vous recevez l'avis d'arrêt, plusieurs obligations s'enclenchent, certaines avec un délai serré. Un retard ici peut bloquer le versement des indemnités à votre salarié, et vous mettre en porte-à-faux.
Vérifier le volet employeur
Le salarié vous transmet le volet 3 de l'arrêt sous 48h. Il indique seulement les dates, jamais le motif médical, couvert par le secret.
48h
À retenir : depuis 2025, seul le formulaire Cerfa sécurisé est valable. Une photocopie ou un scan est désormais rejeté par la CPAM.
Établir l'attestation de salaire
Ce document, transmis via la DSN ou net-entreprises, déclenche le calcul des indemnités journalières par la CPAM. Sans lui, votre salarié n'est pas payé.
DSN
Erreur fréquente : oublier l'attestation pour un arrêt court. Même un arrêt de 3 jours peut en exiger une selon votre logiciel de paie.
Choisir la subrogation ou non
Avec subrogation, vous percevez les indemnités à la place du salarié et lui versez un montant unique. Plus simple à suivre pour une petite équipe.
2 options
La subrogation évite au salarié l'avance de trésorerie, mais vous oblige à un suivi précis des versements CPAM. À cocher sur l'attestation.
Traiter l'absence en paie
Retenue pour absence, IJSS, complément employeur éventuel : trois lignes à faire apparaître correctement sur le bulletin de paie du mois.
3 lignes
Un bulletin mal construit fausse le net imposable et le montant net social, avec un risque de réclamation du salarié.
Le salarié, de son côté, a ses propres obligations. Il doit vous prévenir et transmettre son volet dans les 48 heures. S'il ne le fait pas, la jurisprudence vous autorise à suspendre le complément de salaire, même s'il a l'ancienneté requise. Ce point est constant en droit du travail.
Une chose vous appartient en revanche : vous ne pouvez jamais interroger votre salarié sur la nature de sa maladie. Il n'a aucune obligation de vous informer de sa pathologie. Vous pouvez seulement, sous conditions, demander une contre-visite médicale si vous versez un complément.
C'est le cœur du sujet, et la zone de flou la plus dangereuse pour un dirigeant. Non, la Sécurité sociale ne couvre pas tout. Et oui, dans la plupart des cas, vous devez ajouter un complément de salaire de votre poche. Voici la mécanique exacte.
Trois conditions ouvrent droit à ce maintien légal. Le salarié doit justifier d'un an d'ancienneté au premier jour de l'absence. Il doit aussi avoir transmis son arrêt dans les 48 heures et être pris en charge par la Sécurité sociale. Sans IJSS versées, pas de complément dû.
Le maintien se calcule sur le brut, sous déduction des indemnités journalières. Concrètement, vous ne versez que la différence entre 90 % du brut et ce que la CPAM a déjà payé. Beaucoup de dirigeants paient deux fois la même somme par méconnaissance de cette déduction.
Un point fausse souvent les budgets. Depuis avril 2025, le plafond des indemnités journalières a baissé, passant de 1,8 à 1,4 SMIC. Mécaniquement, la part à votre charge augmente pour les salaires au-dessus du SMIC, puisque la CPAM en couvre moins. Votre complément grossit sans que vous l'ayez décidé.
Le cadre légal n'est qu'un plancher. Votre convention collective peut imposer mieux : maintien à 100 %, suppression de la carence de 7 jours, durée allongée. Avant de calculer, vérifiez toujours votre texte de branche, sinon vous risquez de sous-payer votre salarié et de devoir régulariser.
Vous ne savez pas quelle règle s'applique à votre secteur ? Notre guide pour trouver la bonne convention collective en TPE vous aide à l'identifier avant de figer un bulletin.
Si vous vous appuyez sur d'anciens repères, méfiance. Plusieurs réformes 2026 modifient la gestion des arrêts, et beaucoup de contenus en ligne ne les ont pas encore intégrées. Voici les évolutions qui touchent directement un dirigeant de TPE.
Durée d'arrêt plafonnée
À partir du 1er septembre 2026, une première prescription est limitée à 31 jours, chaque prolongation à 62 jours. Le médecin peut dépasser en motivant.
1er sept. 2026
Pour vous, cela signifie des renouvellements plus fréquents à suivre, donc plus d'attestations et de points de vigilance sur les dates.
Plafond IJSS abaissé
Le plafond des indemnités journalières reste à 1,4 SMIC, soit 41,95 € par jour en 2026. La Sécurité sociale couvre moins, votre complément augmente.
41,95 €/jour
Effet concret : pour un salarié à 2 500 € brut, la part employeur grimpe par rapport aux anciens barèmes. À recalculer poste par poste.
Congés payés en arrêt
Le salarié continue d'acquérir des congés pendant son arrêt maladie, à hauteur de 2 jours ouvrables par mois, soit 4 semaines par an.
2 j./mois
Vous devez informer le salarié de ses droits à son retour, avec un délai de report de 15 mois à respecter scrupuleusement.
Cerfa sécurisé obligatoire
Tout arrêt papier doit être établi sur le formulaire Cerfa sécurisé anti-fraude. Photocopies, scans et anciens formulaires sont systématiquement rejetés.
Anti-fraude
Si votre salarié vous remet une photocopie, la CPAM bloquera le dossier. Vérifiez les éléments d'authentification dès réception.
Ces changements ont un point commun : ils alourdissent le suivi. Plus de renouvellements à tracer, des compteurs de congés à tenir pendant l'absence, un complément à recalculer. Pour un dirigeant qui gère sa paie en plus de son métier, la marge d'erreur se réduit.
La veille devient un vrai sujet. Suivre les évolutions des plafonds, des taux et de la DSN demande du temps, et chaque oubli coûte. Pour comprendre cette obligation déclarative centrale dans la gestion d'un arrêt, consultez notre fiche sur la DSN et ses échéances.
Voici la nouveauté qui prend le plus de dirigeants au dépourvu. Pendant longtemps, un salarié malade n'acquérait pas de congés. Ce n'est plus le cas. Désormais, l'arrêt maladie génère des congés payés, et l'ignorer vous expose à un contentieux.
Maladie non professionnelle
2 jours
ouvrables acquis par mois d'arrêt
Astuce : tenez un compteur distinct des congés acquis en maladie, ils suivent une règle différente des congés classiques.
Votre obligation d'information
15 mois
délai de report à respecter
Conséquence concrète : sans information écrite de votre part, le délai de 15 mois ne court pas, et le salarié conserve ses droits.
Maladie pendant les congés
0 perdu
les jours sont recrédités
Condition : l'arrêt doit vous être transmis dans les délais habituels. Passé 48h, les congés sont considérés comme consommés.
L'obligation d'information est le vrai point sensible. Au retour du salarié, vous devez l'informer du nombre de jours acquis et de la date limite pour les poser. Si vous ne le faites pas, le délai de report de 15 mois ne démarre pas, et les droits s'accumulent sans s'éteindre.
Sur les dossiers qu'on traite chez CDG, cette règle sur les congés acquis en maladie est celle qui génère le plus de régularisations a posteriori. Beaucoup de dirigeants l'ont découverte trop tard, en recevant une réclamation au moment d'un solde de tout compte. Anticiper le compteur dès le premier arrêt évite ce rattrapage.
Un départ se prépare aussi sur le calcul des congés restants. Pour ne rien oublier au moment de la sortie, appuyez-vous sur notre guide du solde de tout compte côté employeur.
Certaines erreurs sur un arrêt maladie restent sans conséquence. D'autres déclenchent un redressement, un litige prud'homal ou un blocage des indemnités. Voici celles qui reviennent le plus souvent chez les petites entreprises, et comment les éviter.
Les réflexes qui piègent
Oublier l'attestation de salaire
Sans elle, la CPAM ne calcule aucune indemnité. Votre salarié reste sans revenu et se retourne vers vous.
Conséquence : retard de paiement imputable à l'employeur, et tension immédiate dans une petite équipe.
Verser un complément trop élevé
Ne pas déduire les IJSS du maintien revient à payer deux fois. Une erreur de calcul fréquente et coûteuse.
Le maintien se calcule en brut, IJSS déduites. Le cumul ne peut jamais dépasser le net habituel du salarié.
Contacter le salarié pour travailler
Appels, mails, demandes ponctuelles : solliciter un salarié en arrêt est interdit. Le contrat est suspendu.
Seul le contact administratif neutre reste permis. Toute sollicitation de travail expose à des dommages et intérêts.
Les bons réflexes
Vérifier l'ancienneté avant de payer
Le maintien légal suppose un an d'ancienneté au premier jour. En dessous, vérifiez ce que dit la convention.
Certaines branches suppriment la condition d'ancienneté. Lire le texte évite un sous-paiement ou un trop-versé.
Exiger le volet sous 48h
Si le salarié ne transmet pas son arrêt dans les délais, vous pouvez suspendre le complément, en règle.
La jurisprudence est constante. Gardez une trace écrite de la date de réception du volet employeur.
Tenir le compteur de congés à jour
Les congés acquis pendant l'arrêt doivent figurer au compteur, avec information du salarié à son retour.
Sans information écrite, le délai de report de 15 mois ne court pas. Les droits restent dus indéfiniment.
La règle d'or tient en une phrase : pendant l'arrêt, le contrat de travail est suspendu, mais pas effacé. Le salarié reste tenu d'une obligation de loyauté, et vous restez tenu de vos obligations de paie et de déclaration. Aucune des deux parties n'est libérée de tout.
Sur la majorité des situations qu'on accompagne, le vrai blocage n'est pas le montant à verser. C'est la peur de mal faire qui pousse un dirigeant à improviser, puis à découvrir l'erreur au moment de la régularisation. Un cadre clair dès le départ vaut mieux qu'un rattrapage sous pression.
Vous voulez éviter un bulletin non conforme pendant un arrêt ? Demandez l'avis d'un conseiller CDG avant de figer la paie du mois.
Une fois la théorie posée, reste la question pratique : qui s'occupe concrètement de tout ça ? Le dirigeant, un logiciel, ou un prestataire paie. Un arrêt maladie est précisément le moment où la paie devient technique, et où l'erreur se paie le plus cher.
Gérer en interne
Le dirigeant ou un logiciel
Tenable pour un arrêt court et simple. Vite risqué dès que la convention ou l'ancienneté se complique.
Profil type : dirigeant avec un seul salarié, à l'aise avec son logiciel et le temps de faire la veille.
Externaliser la paie
Prestataire spécialisé local
Le bon calcul dès qu'un arrêt complexe arrive. Le coût d'un bulletin reste loin sous celui d'une erreur.
Profil type : TPE de l'Hérault qui veut sécuriser la paie sans y passer ses soirées ni risquer un redressement.
La gestion interne semble gratuite, en apparence seulement. Un arrêt maladie mal traité peut générer un rappel de salaire, un litige sur les congés, ou un blocage des indemnités. Pour un seul salarié et un arrêt court, certains dirigeants s'en sortent. Dès que le dossier se corse, le temps et le risque grimpent vite.
Confier sa paie à un prestataire, c'est transformer un risque flottant en coût fixe. L'attestation part au bon moment, le complément est calculé juste, les compteurs de congés sont tenus. Pour beaucoup de petites entreprises locales, le calcul penche vers la délégation dès le premier salarié.
Chez CDG, l'approche part de votre situation réelle, pas d'un forfait standard. Notre équipe est à deux pas du tribunal de commerce de Montpellier, accessible par le tram ligne 3. Pour aller plus loin sur l'ensemble de vos obligations, notre guide complet sur la gestion de la paie détaille les bonnes pratiques.
Vous voulez sécuriser la paie de vos arrêts sans y consacrer vos soirées ? Découvrez notre service d'externalisation de la gestion de paie à Montpellier, à partir de 35 euros HT par bulletin, sans frais de dossier.
Gestion de paie Montpellier, équipe locale
Sécurisez la paie de vos arrêts maladie
Attestation de salaire, calcul du maintien, DSN et compteurs de congés tenus pour vous. À partir de 35 euros HT par bulletin, sans frais de dossier, agrément préfectoral DOM/34/2021/153.
Pour une maladie ordinaire, la carence de la Sécurité sociale est de 3 jours : aucune indemnité journalière n'est versée sur cette période. Côté employeur, la carence est de 7 jours, donc votre complément ne démarre qu'au 8e jour. Sur un arrêt très court, le salarié peut donc ne percevoir presque rien. Sauf si votre convention collective supprime ces délais, ce qui arrive dans plusieurs branches.
Le maintien de salaire légal suppose un an d'ancienneté au premier jour de l'absence. En dessous, vous n'êtes pas tenu de verser un complément au titre de la loi. Mais attention : de nombreuses conventions collectives abaissent ou suppriment cette condition. Vérifiez votre texte de branche avant de conclure que rien n'est dû, sinon vous risquez une régularisation et un rappel de salaire.
Vous ne pouvez jamais licencier un salarié pour le seul motif de son état de santé, ce serait une discrimination nulle. En revanche, vous pouvez agir pour un motif étranger à la maladie, comme une désorganisation durable de l'entreprise rendant nécessaire un remplacement définitif. La procédure est strictement encadrée et le risque prud'homal réel : ne vous y engagez pas sans conseil.
Oui, dès qu'un arrêt ouvre droit aux indemnités journalières. C'est ce document, transmis via la DSN événementielle ou net-entreprises, qui permet à la CPAM de calculer le montant dû. Un oubli ou un retard bloque le paiement de votre salarié, et la responsabilité vous revient. Même pour un arrêt court, ne la négligez pas : c'est l'erreur de gestion la plus fréquente en petite structure.
Avec la subrogation, vous percevez directement les indemnités journalières à la place du salarié et lui versez un montant unique combinant IJSS et complément. L'avantage : un seul versement, pas d'avance de trésorerie pour le salarié, un bulletin plus lisible. La contrepartie : un suivi rigoureux des sommes reçues de la CPAM. Elle se coche sur l'attestation de salaire et reste vivement conseillée pour les arrêts longs.
Vous voulez gérer votre prochain arrêt sans stress à Montpellier ? Demandez votre devis gratuit et confiez votre paie à une équipe locale. Découvrez aussi nos obligations de première embauche en TPE ou appelez le 07 49 16 15 88.
Alan Chevereau, Consultant SEO
Consultant SEO spécialisé en acquisition organique et stratégie de contenu pour les sites de services B2B locaux. Accompagne CDG Services dans sa visibilité sur Montpellier et l'Hérault.
Sources
Note : selon votre situation, certaines valeurs peuvent varier. Contactez CDG pour un devis personnalisé.