
Vous êtes deux, peut-être trois, à porter un projet. Vous savez déjà qu'il vous faut une société. Mais entre SAS et SARL, vous tournez en rond. Sur le papier, elles se ressemblent. Capital libre, responsabilité limitée, impôt sur les sociétés par défaut. Sauf qu'en pratique, ce sont deux mondes.
Le vrai sujet, ce n'est pas quelle est la meilleure. C'est laquelle correspond à votre projet, à votre profil, à vos associés. Un mauvais choix se paie au quotidien : régime social inadapté, fiscalité qui pénalise, gouvernance trop rigide ou trop souple, blocage le jour où un associé veut partir.
Chez CDG Services, on accompagne les créateurs d'entreprise à Montpellier depuis plus de quatre ans. On voit les deux statuts sur les attestations de domiciliation toutes les semaines. Et on a appris une chose simple : la décision se joue sur trois critères concrets, pas sur un tableau de quinze lignes.
Ce guide vous donne les vrais leviers d'arbitrage entre SAS et SARL, profil par profil, sans jargon et sans simulateur qui flatte le clic.
Cadrer mon choix de statut avec CDG
Le tronc commun aux deux statuts
Capital libre dès 1 €, responsabilité limitée, IS par défaut
SAS
Articles L227-1 à L227-20-1, liberté contractuelle
SARL
Articles L223-1 à L223-43, cadre légal protecteur
Première confusion à dissiper. SAS et SARL appartiennent toutes les deux à la grande famille des sociétés à responsabilité limitée. Dans les deux cas, vous protégez votre patrimoine personnel : vos pertes s'arrêtent au montant de votre apport. Dans les deux cas, vous démarrez sans capital minimum, vous êtes soumis à l'impôt sur les sociétés, vous tenez une comptabilité complète et vous déposez vos comptes au greffe chaque année.
Mais la similarité s'arrête là. Le législateur a pensé ces deux statuts pour des projets radicalement différents.
La SARL, encadrée par les articles L223-1 à L223-43 du Code de commerce, repose sur un cadre légal rigide. La loi fixe la majorité des règles, ce qui sécurise les associés et limite les conflits, mais bride l'aménagement statutaire. C'est le statut historiquement pensé pour les structures familiales, les petites entreprises stables, les projets à taille humaine.
La SAS, encadrée par les articles L227-1 à L227-20-1 du même code, repose à l'inverse sur la liberté contractuelle. Les associés écrivent leurs propres règles dans les statuts. C'est puissant, c'est souple, mais ça suppose une rédaction rigoureuse. Une statut SAS bâclé devient une bombe à retardement le jour où un associé veut sortir ou un investisseur entrer.
Avant de regarder les différences, posons ce qui se ressemble. Les deux formes acceptent un ou plusieurs associés (la version unipersonnelle de la SAS s'appelle SASU, celle de la SARL s'appelle EURL). Les deux exigent la rédaction de statuts, le dépôt d'un capital, la publication d'une annonce légale, l'immatriculation au registre du commerce via le guichet unique INPI. Les deux obtiennent un Kbis à l'issue, et ce Kbis conditionne l'ouverture du compte bancaire, la signature des contrats, l'embauche.
Côté fiscalité d'entreprise, même mécanique de base. Les bénéfices sont taxés à l'IS au taux de 15 % jusqu'à 42 500 € puis 25 % au-delà, sous conditions. Les deux peuvent opter pour l'impôt sur le revenu pendant les cinq premiers exercices, et la SARL de famille bénéficie même d'une option IR illimitée dans le temps.
Bref, à la création, le coût et la complexité sont quasi identiques. La vraie différence ne se voit pas à l'immatriculation. Elle apparaît dans la vie de la société : régime social du dirigeant, traitement des dividendes, cession de parts, entrée d'un nouvel associé.
Président de SAS
Assimilé salarié, régime général
Scénario, 40 000 € nets visés
Gérant majoritaire SARL
TNS, Sécurité sociale des indépendants
Scénario, 40 000 € nets visés
Écart annuel à 40 000 € nets
+ 14 000 €
en faveur de la SARL majoritaire. Sur 10 ans de gérance, cela représente plus de 140 000 € d'économies de cotisations à projet équivalent.
C'est la première vraie ligne de fracture. Et c'est souvent le critère qui tranche en pratique. Avant même de parler fiscalité, demandez-vous quel régime social correspond à votre situation.
En SAS, le président est toujours assimilé salarié, qu'il détienne 100 % du capital ou 1 %. Il relève du régime général de la Sécurité sociale, avec une couverture proche de celle d'un cadre salarié : maladie, maternité, retraite de base et complémentaire Agirc-Arrco, prévoyance. En contrepartie, les cotisations sociales sont lourdes : environ 75 à 80 % du salaire net versé. Pour 1 000 € nets dans la poche du dirigeant, la société débourse environ 1 800 €.
En SARL, tout dépend du pourcentage de parts détenu par le gérant. C'est là que la mécanique devient subtile.
Si le gérant détient plus de 50 % des parts (seul ou avec son conjoint, partenaire de PACS et enfants mineurs), il est gérant majoritaire. Il est alors travailleur non salarié (TNS), affilié à la Sécurité sociale des indépendants. D'après le service public, le seuil d'application du régime TNS est de 51 % des parts.
Les cotisations TNS représentent environ 40 à 45 % de la rémunération nette. Concrètement, pour 1 000 € nets versés au gérant, la société paie environ 1 450 €. L'écart avec la SAS est massif : on parle de 350 à 400 € d'économie par tranche de 1 000 € versés. Sur une rémunération annuelle de 60 000 €, cela représente plus de 20 000 € d'écart de coût employeur entre les deux statuts.
Mais la contrepartie existe. La protection sociale TNS est plus légère : pas d'indemnités chômage, indemnités journalières plus faibles en cas d'arrêt maladie, retraite complémentaire moins généreuse. Et même sans rémunération, le gérant majoritaire reste redevable de cotisations minimales forfaitaires.
Si le gérant détient 50 % ou moins des parts, il est minoritaire ou égalitaire. Il bascule au régime des assimilés salariés, comme le président de SAS, à condition d'être effectivement rémunéré. Cotisations identiques à la SAS, protection identique.
Ce point est souvent négligé. Il signifie qu'une SARL à deux associés 50-50, sans gérant majoritaire désigné, fonctionne en pratique avec le même régime social qu'une SAS. L'avantage TNS disparaît. Si vous cherchez l'économie de cotisations, il faut un gérant qui détient réellement la majorité.
Prenons un dirigeant qui vise 40 000 € nets dans sa poche par an, sans dividendes. En SARL gérant majoritaire, le coût pour la société est d'environ 58 000 €. En SAS, pour le même net, la société débourse environ 72 000 €. L'écart de 14 000 € par an peut financer un véhicule, un salarié à temps partiel, ou des investissements. Multiplié sur dix ans de gérance, c'est une enveloppe considérable.
L'inverse est aussi vrai : si vous bénéficiez de l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) au moment de créer, la SAS permet de ne pas se rémunérer du tout et de conserver 100 % de vos allocations chômage tant que vous percevez uniquement des dividendes. En SARL majoritaire, les cotisations minimales sont dues même sans salaire, ce qui complique le maintien intégral de l'ARE.
Le voyage de 30 000 € de dividendes selon le statut
Flat tax, sans seuil ni piège
Piège du seuil 10 % du capital
L'impôt sur les sociétés est identique en SAS et en SARL. C'est sur le traitement des dividendes que le match se joue, et c'est là que beaucoup de créateurs se font piéger.
En SAS, la règle est simple. Les dividendes versés au président sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU), aussi appelé flat tax : 30 % au total, soit 12,8 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. Le président peut aussi opter pour le barème progressif de l'IR avec abattement de 40 %. Pas de cotisations sociales sur les dividendes en SAS, quel que soit le montant. C'est l'un des principaux avantages du statut.
En SARL, la mécanique change radicalement quand le gérant est majoritaire. La part des dividendes qui dépasse 10 % du capital social, des primes d'émission et des comptes courants d'associés est réintégrée dans l'assiette des cotisations sociales TNS, donc taxée à environ 45 %, et non plus à 17,2 % de prélèvements sociaux.
Cette règle, prévue à l'article L131-6 du Code de la sécurité sociale, est l'un des angles morts les plus coûteux de la SARL. Imaginez une SARL avec 1 000 € de capital, gérée par son associé majoritaire. La société dégage 30 000 € de bénéfice et le gérant veut tout se distribuer en dividendes.
La part exonérée de cotisations TNS s'arrête à 100 € (10 % du capital). Les 29 900 € restants sont soumis à environ 45 % de cotisations sociales, soit 13 455 € de prélèvements. En SAS, ces 30 000 € auraient été soumis à 30 % de flat tax, soit 9 000 €. Différence : plus de 4 000 € en faveur de la SAS, pour le même montant brut distribué.
La parade existe : capitaliser la SARL pour relever le seuil des 10 %, ou privilégier la rémunération sur les dividendes. Mais cela suppose une stratégie financière construite à l'avance, pas un choix de statut fait au hasard.
L'avantage SAS sur les dividendes est réel, mais il ne fait pas tout. Plusieurs cas font basculer la SARL en tête.
D'abord, si vous prévoyez de vous rémunérer principalement par salaire et peu par dividendes : les cotisations TNS étant nettement plus faibles que celles du régime général, la SARL devient plus économique. Ensuite, dans le cadre d'une SARL de famille, l'option pour l'IR est illimitée dans le temps, ce qui permet d'imputer les déficits des premières années sur les revenus des associés. Enfin, le gérant majoritaire bénéficie d'un plafond de déduction PER bien supérieur à celui de l'assimilé salarié : 88 911 € maximum en 2026 contre 37 680 € pour un président de SAS, d'après les règles fiscales applicables à l'épargne retraite des indépendants.
Cadrer mon mix rémunération-dividendes
C'est la différence la plus structurante à long terme. Et c'est aussi celle qu'on regarde le moins au moment de créer.
En SAS, la liberté statutaire est presque totale. Vous fixez vous-mêmes les règles de gouvernance, les modalités de prise de décision, les conditions d'entrée et de sortie des associés. Vous pouvez prévoir un président, un directeur général, un conseil de surveillance, un comité stratégique, ce que vous voulez. Le président peut être une personne physique ou une personne morale. Vous pouvez créer plusieurs catégories d'actions avec des droits de vote ou financiers différents.
Plus puissant encore : la SAS autorise les actions de préférence, les BSA (bons de souscription d'actions) et les BSPCE (bons de souscription de parts de créateur d'entreprise). Ces outils sont essentiels pour intéresser des cadres clés ou des investisseurs sans diluer immédiatement le capital. La SARL n'autorise rien de tout cela.
En SARL, le Code de commerce verrouille la quasi-totalité du fonctionnement. Le gérant est obligatoirement une personne physique. Le nombre d'associés est plafonné à 100. La répartition des pouvoirs entre associés est strictement encadrée. Cette rigidité a un mérite : elle protège les minoritaires, elle limite les conflits, elle simplifie la rédaction des statuts.
C'est l'un des points décisifs. En SAS, vous cédez vos actions librement, à qui vous voulez, quand vous voulez, sauf clause contraire dans les statuts. Vous pouvez prévoir des clauses d'agrément, de préemption, d'inaliénabilité, d'exclusion, en fonction de la stratégie des associés.
En SARL, c'est l'inverse. La cession de parts à un tiers (hors famille proche ou associés déjà en place) suppose l'accord de la majorité des associés représentant au moins la moitié des parts sociales. Cette procédure d'agrément protège les associés contre l'arrivée d'un tiers indésirable, mais elle peut aussi bloquer un associé qui veut sortir et que personne n'a envie de racheter. Et fiscalement, les droits d'enregistrement sont plus lourds en SARL (3 % du prix de cession avec abattement) qu'en SAS (0,1 % du prix de cession).
Un investisseur en capital, un business angel ou un fonds professionnel exigera quasi systématiquement une SAS. La raison est simple : seule la SAS permet la mécanique d'actions de préférence, de pacte d'actionnaires sophistiqué, d'options de sortie négociées. Un fonds qui investit 500 000 € veut pouvoir sécuriser sa position avec des clauses de liquidation préférentielle, de drag along, de tag along. Tout cela passe par les statuts SAS, pas par le cadre SARL.
Si vous envisagez ne serait-ce qu'une probabilité de lever des fonds dans les 18 mois, la SAS est le choix par défaut. Transformer une SARL en SAS au moment d'une levée est faisable mais alourdit considérablement le calendrier de l'opération.
Famille, transmission
Couple, frères, parents-enfants. Activité régulière, transmission progressive. Pas de levée prévue.
Startup, levée de fonds
Tech, SaaS, projet à fort potentiel. Investisseurs attendus dans 12 à 36 mois, BSPCE pour les talents.
Artisan, BTP, commerce
Plomberie, électricité, maçonnerie, boulangerie. Deux associés, structure simple, fournisseurs et banques traditionnelles.
Conseil, agence, e-commerce
Deux à trois associés, profil indépendant, rôles évolutifs, dividendes optimisés, image B2B premium.
Profession libérale
Médecin, avocat, expert-comptable, architecte. Activité réglementée via SEL.
Holding, immobilier
Holding patrimoniale, prestations facturées aux filiales, gestion d'actifs.
Plutôt que d'empiler les paramètres abstraits, voici la grille concrète qu'on utilise avec les créateurs qu'on accompagne. Identifiez votre profil, et la réponse devient claire dans 80 % des cas.
Vous créez avec votre conjoint, vos enfants, vos frères et sœurs. Vous visez une activité régulière, une croissance modérée, une transmission progressive. L'objectif n'est pas la levée de fonds, c'est la sécurité et la pérennité. La SARL est faite pour vous, en particulier sous sa forme de SARL de famille. Cadre légal protecteur, agrément obligatoire pour empêcher l'entrée d'un tiers, option IR illimitée pour optimiser la fiscalité personnelle, cotisations TNS allégées si l'un des associés est gérant majoritaire. Ce statut a été pensé pour ce cas précis.
Vous lancez une startup, une activité tech, un projet à fort potentiel de croissance. Vous aurez besoin d'investisseurs dans les 12 à 36 mois. Vous voulez intéresser des talents avec des BSPCE. La SAS est obligatoire. Aucun fonds n'investira dans une SARL. La structure doit accueillir des actions de préférence, un pacte d'actionnaires, des outils d'incentive. Ne perdez pas de temps : créez directement en SAS.
Vous êtes deux à monter une activité de plombier, d'électricien, de maçonnerie, de boulangerie, de coiffure. Vous voulez une structure simple, des charges sociales maîtrisées, peu de paperasse statutaire. La SARL reste le choix le plus naturel. Le gérant majoritaire profite des cotisations TNS, le cadre légal protège les deux associés sans avoir à rédiger un pacte sophistiqué, la transmission familiale est facilitée. C'est aussi le statut traditionnellement bien compris des banques et fournisseurs du secteur BTP et artisanat.
Vous êtes deux à trois associés, profil indépendant, projet évolutif. Vous voulez de la flexibilité sur les rôles, possibilité d'embarquer un troisième associé plus tard, dividendes optimisés. La SAS prend l'avantage. Flexibilité statutaire utile pour ajuster les responsabilités, absence de cotisations sociales sur les dividendes (avantage important pour les profils qui se rémunèrent en partie en dividendes), image B2B mieux perçue par les grands comptes.
Médecins, avocats, experts-comptables, architectes, géomètres. Les professions réglementées passent généralement par une SELARL (équivalent SARL) ou une SELAS (équivalent SAS) selon leur ordre professionnel. La logique de choix reste la même : SELARL si gérance majoritaire et activité stable, SELAS si flexibilité et plusieurs associés non gérants.
Pour une activité immobilière pure (location), la SCI reste souvent la structure la plus adaptée, fiscalement plus souple. Pour une SCI à objet civil, SAS et SARL ne sont d'ailleurs pas les bons cadres. Pour une holding qui détient des participations et facture des prestations à ses filiales, la SAS l'emporte presque toujours grâce à sa souplesse de gouvernance et à l'absence de cotisations sociales sur les remontées de dividendes.
Enjeu de crédibilité accru
Cadre traditionnel, gestion courrier critique
Domiciliation CDG Services à Montpellier
Une adresse de siège stable, sans frais de dossier
Attestation délivrée sous 24 à 48 heures, reconnue par tous les greffes de France. Gestion des recommandés, scan courrier, réexpédition possible.
SARL ou SAS
35 €/mois HT
Société commerciale
Délai attestation
24-48 h
Pour le greffe
Voici un sujet rarement traité dans les comparatifs en ligne, alors qu'il impacte directement votre quotidien. Le choix entre SAS et SARL a aussi des conséquences sur la domiciliation du siège social et la perception qu'en auront vos clients, vos banques et l'administration.
Dans les deux statuts, le siège peut être fixé au domicile du dirigeant, dans des locaux loués en bail commercial, ou auprès d'un centre de domiciliation agréé. Le cadre légal est strictement le même. Mais les implications pratiques diffèrent.
La SARL reste perçue par les banques et les fournisseurs comme une structure stable et lisible. Domicilier une SARL chez son gérant ne pose pas de difficulté particulière, sauf si l'activité est sensible (BTP, négoce, e-commerce) où l'adresse personnelle peut soulever des questions de crédibilité.
L'enjeu principal réside dans la gestion des courriers. Le gérant doit pouvoir réceptionner les recommandés du greffe, de l'URSSAF, des impôts. En cas de déplacement régulier sur les chantiers ou chez les clients, une domiciliation à Montpellier dans un centre agréé sécurise toute cette logistique.
L'adresse de siège d'une SAS apparaît sur le Kbis, les statuts, les factures, les contrats, les signatures email. Pour une activité B2B avec des grands comptes, des appels d'offres publics, ou un besoin de financement, l'adresse a un poids commercial direct.
De plus, les banques sont parfois réticentes à ouvrir un compte professionnel à une SAS domiciliée au domicile du président, surtout pour les jeunes dirigeants ou les activités atypiques. Une adresse professionnelle via un centre agréé lève cette friction immédiatement.
Que vous soyez en SAS ou en SARL, le transfert de siège social suppose une modification des statuts, une décision en assemblée générale, une annonce légale et un dépôt au greffe. Coût total : entre 200 et 400 € selon le département, sans compter l'éventuel accompagnement juridique.
D'où l'intérêt de fixer dès la création une adresse de siège stable, qui ne dépendra pas de vos déménagements personnels ni du bail de vos locaux. Chez CDG Services, la domiciliation d'entreprise à Montpellier démarre à 35 € par mois HT pour une société commerciale, sans frais de dossier ni avance sur redevance. L'attestation de domiciliation est délivrée sous 24 à 48 heures, avec l'agrément préfectoral DOM/34/2021/153 reconnu par tous les greffes de France.
Sur la majorité des dossiers que nous traitons, le vrai blocage n'est pas le coût de la domiciliation. C'est l'incohérence d'adresse entre les statuts, le contrat de domiciliation, le formulaire d'immatriculation et l'attestation. Une virgule, une majuscule, un "bis" écrit différemment, et le greffe demande une régularisation. D'où l'importance de figer l'adresse exacte avant de rédiger quoi que ce soit.
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AGE unanime des associés
Semaine 1Convocation de l'assemblée générale extraordinaire. Vote de la transformation à l'unanimité des associés présents.
Commissaire à la transformation
Semaines 2-3Nomination d'un commissaire pour évaluer l'actif net. Levée possible si tous les associés en décident à l'unanimité.
Nouveaux statuts SAS
Semaines 3-5Rédaction complète des statuts SAS, définition de la gouvernance, président, organes éventuels, pacte d'actionnaires.
Annonce légale et greffe
Semaines 6-8Publication de l'annonce légale, dépôt du dossier de modification au greffe via le guichet unique INPI.
Durée totale
4 à 8 semainesSans rupture d'activité, ni nouveau SIREN
Budget global
1 500 à 3 000 €Selon accompagnement et dispense de commissaire
Contrairement au passage micro-entreprise vers SASU qui exige une fermeture et une création, le passage de SARL à SAS est une transformation juridique qui préserve la continuité de la société. Pas de fermeture, pas de nouveau SIREN, pas de rupture d'activité. La personnalité morale reste la même.
La procédure suit trois étapes principales. D'abord, l'assemblée générale extraordinaire des associés vote la transformation à l'unanimité (c'est l'une des décisions qui exige l'accord de tous, contrairement à d'autres modifications statutaires). Ensuite, un commissaire à la transformation doit être nommé pour vérifier la valeur de l'actif net : cette obligation est levée si tous les associés en décident à l'unanimité dans certains cas. Enfin, les nouveaux statuts SAS sont déposés, une annonce légale est publiée, et l'inscription est modifiée au registre du commerce.
Le coût total se situe généralement entre 1 500 et 3 000 € si vous passez par un avocat ou un expert-comptable, plus les frais de greffe et l'annonce légale.
Quatre cas reviennent systématiquement dans les dossiers que nous accompagnons. Premièrement, une levée de fonds prochaine. Aucun investisseur n'acceptera d'entrer dans une SARL. La bascule en SAS doit précéder le tour de table de quelques mois pour fluidifier l'opération. Deuxièmement, une stratégie de cession à 24 ou 36 mois : la SAS facilite le montage de holding via l'apport-cession (article 150-0 B ter du CGI). Troisièmement, l'arrivée prévue de plusieurs nouveaux associés non familiaux, qui rend la procédure d'agrément SARL trop rigide. Quatrièmement, un projet d'intéressement des cadres clés via des BSPCE, impossibles en SARL.
Plus rare, mais possible. Il se justifie surtout pour des activités qui se stabilisent, dont le dirigeant veut basculer en TNS pour alléger ses cotisations sociales. La procédure est symétrique : AGE, modification statutaire, dépôt au greffe. Pas de fermeture non plus.
Un cas revient souvent chez les fondateurs solo qui ont créé en SAS pendant leur période ARE et qui, une fois leurs droits chômage épuisés, veulent réduire leurs cotisations. Le passage en SARL avec gérance majoritaire peut faire économiser plusieurs milliers d'euros par an. Mais cela suppose d'avoir des associés (la SARL exige au moins une autre personne ou la transformation en EURL).
Au final, le choix se résume à trois questions simples. Voulez-vous lever des fonds ou intéresser des cadres ? Si oui, SAS sans hésiter. Avez-vous un associé clairement majoritaire qui veut optimiser ses cotisations sociales ? Si oui, SARL avec gérance majoritaire. Visez-vous une activité familiale stable avec transmission progressive ? Si oui, SARL et, dans certains cas, SARL de famille.
Pour tous les profils intermédiaires, la SAS s'impose progressivement par sa souplesse, sa flexibilité statutaire et son régime de dividendes plus lisible. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle, en 2026, la SAS et la SASU représentent désormais la majorité des créations de sociétés en France, loin devant la SARL.
Le mauvais réflexe consiste à choisir sur la base d'un seul critère, généralement les cotisations sociales du dirigeant. Le bon réflexe consiste à projeter la société à trois ans et à choisir le statut qui supporte cette projection, pas celui qui optimise le mois suivant. Un échange de 30 minutes avec un conseiller création à Montpellier avant immatriculation peut éviter une transformation coûteuse 18 mois plus tard.
Oui, c'est une transformation juridique au sens strict. La société conserve son numéro SIREN, sa personnalité morale, ses contrats en cours, ses salariés. La procédure exige une assemblée générale extraordinaire votée à l'unanimité, la nomination éventuelle d'un commissaire à la transformation, la rédaction de nouveaux statuts SAS et la publication d'une annonce légale. Comptez 4 à 8 semaines et entre 1 500 et 3 000 € de coût total selon l'accompagnement choisi.
Les deux statuts permettent à un couple de s'associer, mais la SARL présente des atouts spécifiques. Le conjoint peut devenir associé sans formalités lourdes via le régime du conjoint associé, et la SARL de famille autorise une option pour l'impôt sur le revenu illimitée dans le temps. Cela peut être un levier fiscal puissant pendant les premières années. La SAS reste plus pertinente si le couple envisage d'accueillir d'autres associés ou de revendre rapidement.
À la création, l'écart est négligeable : 200 à 300 € de frais administratifs dans les deux cas, plus l'accompagnement éventuel. La différence apparaît dans la vie de la société. Une SARL gérée par son associé majoritaire coûte structurellement moins cher en cotisations sociales qu'une SAS de taille équivalente, à condition que le dirigeant se rémunère principalement en salaire. Pour un projet à 60 000 € de rémunération annuelle, l'écart peut dépasser 14 000 € par an au profit de la SARL.
Ni l'une ni l'autre dans la plupart des cas. Pour une activité immobilière patrimoniale (location), la SCI reste la structure de référence, avec une fiscalité plus souple et une transmission facilitée. Pour une activité commerciale immobilière (marchand de biens, agence), la SAS l'emporte généralement grâce à sa flexibilité de gouvernance et à l'absence de cotisations sociales sur les dividendes, qui constituent souvent l'essentiel de la rémunération de ces activités.
Non. C'est l'une des restrictions importantes de la SARL : le gérant doit obligatoirement être une personne physique. En SAS, à l'inverse, le président peut être une personne morale, ce qui ouvre la possibilité d'organiser des montages de groupe avec une holding qui préside l'opérationnelle. Cette différence est souvent décisive dans les schémas patrimoniaux complexes ou les structures de holding actives.
Aucune sur le minimum légal : les deux statuts acceptent un capital de 1 € symbolique. La différence porte sur la libération : en SARL, 20 % du capital doit être libéré à la création, le reste sous cinq ans. En SAS, c'est 50 % à la création et le solde sous cinq ans. Pour un capital de 10 000 €, cela signifie 2 000 € à apporter immédiatement en SARL contre 5 000 € en SAS. Un point pratique à anticiper si la trésorerie de lancement est tendue. Demandez votre devis de domiciliation pour boucler votre dossier d'immatriculation rapidement.
Alan Chevereau, Consultant SEO
Consultant SEO spécialisé en acquisition organique et stratégie de contenu pour les sites de services B2B locaux. Accompagne CDG Services dans sa visibilité sur Montpellier et l'Hérault.
Sources
Note : selon votre situation, certaines valeurs peuvent varier. Contactez CDG pour un devis personnalisé.