
Vous lancez seul. Pas d'associé, pas de tour de table, juste votre projet et l'envie de le structurer correctement. Et là, deux sigles reviennent dans toutes les recherches : EURL et SASU. Sur le papier, ils se ressemblent. Une seule personne, responsabilité limitée, capital libre. En pratique, le choix engage votre revenu net, votre protection sociale et vos cotisations pendant des années.
Le piège classique, c'est de trancher sur un seul critère entendu en discussion : "la SASU permet de toucher le chômage" ou "l'EURL coûte moins cher". Les deux affirmations sont vraies en partie, fausses sorties de leur contexte. Un mauvais arbitrage se corrige, mais il se paie d'abord en cotisations versées pour rien, puis en frais de transformation.
Chez CDG Services, on accompagne des créateurs d'entreprise à Montpellier depuis plus de quatre ans. On voit passer les deux statuts sur les attestations de domiciliation chaque semaine. Ce guide vous donne les vrais leviers de décision entre EURL et SASU, sans jargon inutile et sans simulateur qui flatte le clic.
Cadrer votre choix de statut avec un conseiller CDG
Première chose à clarifier. L'EURL et la SASU ne sont pas des statuts à part entière. Ce sont les versions à associé unique de deux sociétés bien connues. L'EURL est une SARL avec un seul associé. La SASU est une SAS avec un seul actionnaire. Tout le reste découle de cette filiation.
EURL
Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée
SASU
Société par actions simplifiée unipersonnelle
Le socle commun aux deux statuts
Concrètement, l'EURL hérite du cadre légal de la SARL : un fonctionnement encadré par le Code de commerce, des règles fixées par la loi, peu de marge dans la rédaction des statuts. La SASU hérite de la souplesse de la SAS : une liberté contractuelle quasi totale, des statuts que vous écrivez largement vous-même.
Les deux structures partagent pourtant un socle commun solide. Capital social libre dès 1 euro symbolique. Responsabilité limitée au montant des apports, donc votre patrimoine personnel reste protégé en cas de dettes. Comptabilité complète obligatoire. Dépôt des comptes annuels au greffe. Immatriculation via le guichet unique INPI, avec obtention d'un extrait Kbis à la clé.
La vraie différence ne se voit pas le jour de l'immatriculation. Elle apparaît dans la vie de la société : le régime social du dirigeant, le mode d'imposition par défaut, le traitement des dividendes et la facilité à faire évoluer la structure.
Beaucoup de créateurs traitent le choix du statut comme une formalité, une case à cocher avant de lancer l'activité. C'est une erreur de cadrage. Le statut détermine combien vous cotisez, ce que vous touchez en cas d'arrêt maladie, comment vous récupérez vos bénéfices et ce qu'il faut faire pour accueillir un futur associé.
Un changement de statut en cours de route reste possible, mais il a un coût et un calendrier. Mieux vaut viser juste dès le départ en projetant votre activité à trois ans, pas en optimisant le mois suivant.
C'est la ligne de fracture numéro un entre EURL et SASU. Avant même de parler fiscalité, posez-vous cette question : quel régime social correspond à votre situation et à votre tolérance au risque.
EURL, gérant au régime TNS
Travailleur non salarié, Sécurité sociale des indépendantsSASU, président assimilé salarié
Régime général de la Sécurité socialeEn EURL, le gérant associé unique est un travailleur non salarié, le fameux statut TNS. Il relève de la Sécurité sociale des indépendants. Ses cotisations sociales tournent autour de 40 à 45 % du revenu net qu'il se verse. C'est nettement plus léger qu'en SASU.
En SASU, le président est assimilé salarié. Il relève du régime général de la Sécurité sociale, avec une couverture proche de celle d'un cadre : maladie, maternité, retraite de base et complémentaire, prévoyance. La contrepartie est lourde. Les cotisations représentent environ 75 à 80 % du salaire net versé. Pour 1 000 euros nets dans la poche du dirigeant, la société débourse près de 1 800 euros.
Le statut TNS de l'EURL séduit par son coût. À revenu net identique, la charge sociale est bien moins élevée qu'en SASU. Pour un dirigeant qui démarre avec une trésorerie tendue, l'écart est immédiatement visible sur le compte bancaire.
Mais la protection sociale est plus légère. Les indemnités journalières en cas d'arrêt maladie sont plus modestes. La retraite complémentaire est moins généreuse. Il n'y a pas de couverture accidents du travail automatique. Et surtout, même sans se verser de rémunération, le gérant majoritaire d'EURL reste redevable de cotisations minimales forfaitaires. Le statut n'est jamais totalement gratuit.
Voici le point qui fait souvent pencher la balance pour les créateurs qui sortent d'un emploi salarié. En SASU, le président n'est tenu à aucune cotisation tant qu'il ne se verse pas de salaire. S'il perçoit l'allocation d'aide au retour à l'emploi, il peut conserver l'intégralité de ses droits chômage France Travail pendant la phase de lancement, à condition de ne se rémunérer qu'en dividendes ou pas du tout.
En EURL, ce montage est plus compliqué. Les cotisations minimales TNS sont dues même sans rémunération, ce qui complique le maintien intégral de l'ARE. Pour un créateur indemnisé qui veut lancer prudemment sans toucher à ses droits, la SASU offre une vraie marge de manœuvre.
Prenons un dirigeant qui vise 36 000 euros nets dans sa poche sur l'année, en rémunération pure, sans dividendes. En EURL au régime TNS, le coût global pour la société se situe autour de 50 000 à 52 000 euros. En SASU, pour le même net, la société doit prévoir un budget proche de 64 000 euros.
L'écart, de l'ordre de 12 000 à 14 000 euros par an, n'est pas neutre. Il peut financer du matériel, de la communication ou un premier recrutement à temps partiel. Multiplié sur plusieurs exercices, il pèse lourd. Mais cet écart se paie en couverture sociale réduite. La question n'est donc pas "lequel coûte le moins cher", mais "qu'est-ce que je suis prêt à arbitrer entre coût et protection".
Vous créez votre entreprise à Montpellier ? Faites cadrer votre projet avant l'immatriculation.
Deuxième différence majeure, et elle est souvent mal comprise. Les deux structures ne sont pas imposées de la même façon au départ.
L'EURL relève par défaut de l'impôt sur le revenu. Les bénéfices de la société s'ajoutent directement aux revenus personnels de l'associé unique, qui les déclare et les fait imposer au barème progressif. C'est le régime de la transparence fiscale. L'EURL peut toutefois opter pour l'impôt sur les sociétés si c'est plus avantageux.
La SASU, elle, est soumise par défaut à l'impôt sur les sociétés. La société paie d'abord l'impôt sur ses bénéfices, à 15 % jusqu'à 42 500 euros de bénéfice puis 25 % au-delà. Le dirigeant décide ensuite comment se rémunérer : salaire, dividendes, ou un mélange des deux. La SASU peut opter pour l'IR, mais seulement de façon temporaire, sur les cinq premiers exercices.
L'IR par défaut de l'EURL est intéressant dans deux cas de figure précis. D'abord, si vous démarrez avec des revenus faibles ou un résultat encore modeste. Le barème progressif joue alors en votre faveur, parfois plus favorablement que l'IS. Ensuite, si l'activité génère un déficit les premières années, ce déficit peut s'imputer sur les autres revenus du foyer fiscal, ce qui réduit l'impôt global du créateur.
C'est un mécanisme que la SASU ne permet pas dans la durée. Pour un projet qui monte lentement en puissance, l'EURL offre une souplesse fiscale réelle, à condition de bien anticiper le calcul.
L'IS devient pertinent dès que le bénéfice grimpe et que vous voulez piloter votre rémunération. Avec l'IS, vous séparez le résultat de la société de votre revenu personnel. Vous ne payez de cotisations et d'impôt personnel que sur ce que vous décidez réellement de sortir de la société.
Le bénéfice non distribué reste dans l'entreprise, taxé seulement à l'IS, disponible pour investir ou constituer une trésorerie. Pour un dirigeant qui n'a pas besoin de tout sortir chaque année, ce pilotage est un vrai levier d'optimisation. À noter que l'EURL peut elle aussi opter pour l'IS et retrouver cette logique, mais c'est un choix volontaire à formaliser.
C'est sans doute le point le plus technique, et le plus coûteux quand on se trompe. Le traitement des dividendes n'a rien à voir d'un statut à l'autre.
Exemple à montant brut égal, 20 000 € de dividendes distribués, EURL à l'IS avec 1 000 € de capital social. Estimation indicative.
En SASU
Flat tax unique, sans seuil, sans piège
Dividende brut décidé : 20 000 €
Flat tax 30 % : 12,8 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux
Aucune cotisation sociale, quel que soit le montant
En EURL à l'IS
Seuil des 10 % du capital, effet TNS
Part exonérée : 10 % du capital, soit 100 €
Les 19 900 € restants basculent dans l'assiette TNS
Cotisations TNS proches de 45 % sur cette fraction, soit près de 9 000 € de charges
En SASU, la règle est simple et lisible. Les dividendes versés au président sont soumis au prélèvement forfaitaire unique, la flat tax : 30 % au total, soit 12,8 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. Aucune cotisation sociale ne s'applique sur les dividendes, quel que soit le montant distribué. C'est l'un des atouts les plus solides du statut pour qui veut se rémunérer en partie en dividendes.
En EURL à l'IS, la mécanique se complique sérieusement pour le gérant associé unique. La part des dividendes qui dépasse 10 % du capital social, des primes d'émission et des comptes courants d'associés est réintégrée dans l'assiette des cotisations sociales TNS. Cette fraction est donc chargée autour de 45 %, et non plus seulement à 17,2 % de prélèvements sociaux.
Prenons un exemple concret. Une EURL avec 1 000 euros de capital social, gérée par son associé unique à l'IS. La société dégage un bénéfice et le dirigeant veut se distribuer 20 000 euros de dividendes.
La part exonérée de cotisations TNS s'arrête à 100 euros, soit 10 % du capital. Les 19 900 euros restants basculent dans l'assiette des cotisations TNS et sont chargés autour de 45 %. Pour ce dirigeant, il reste environ 11 000 euros nets, contre près de 14 000 euros si la même somme avait été distribuée en SASU sous la seule flat tax. L'écart se chiffre vite en milliers d'euros pour qui privilégie les dividendes.
La parade existe. Capitaliser davantage l'EURL relève le seuil exonéré et neutralise une partie de l'effet. Privilégier la rémunération plutôt que les dividendes contourne aussi le problème. Mais cela suppose une stratégie pensée avant l'immatriculation, pas un choix de statut fait au hasard.
Sur les dossiers de création qu'on suit, les mêmes confusions reviennent. Les connaître à l'avance évite des décisions coûteuses.
"La SASU donne droit au chômage"
Le président de SASU est assimilé salarié mais ne cotise pas à l'assurance chômage. Aucun droit nouveau n'est ouvert au titre du mandat. Créer une société peut même suspendre le versement de l'ARE si une rémunération est perçue.
"L'EURL pour les cotisations basses"
Le statut TNS coûte moins cher, environ 40 à 45 % du net contre 75 à 80 % en SASU. Mais raisonner sur ce seul écart ignore la couverture sociale réelle du dirigeant.
"Micro-entreprise = société"
La micro-entreprise est une entreprise individuelle au régime simplifié, sans capital ni statuts. Une EURL ou une SASU est une société dotée d'une personnalité morale distincte du dirigeant.
C'est l'erreur la plus répandue. Le président de SASU est assimilé salarié, mais il ne cotise pas à l'assurance chômage et n'ouvre aucun droit nouveau au titre de son mandat. Le seul lien avec le chômage, c'est le maintien de droits ARE déjà acquis avant la création. La SASU ne crée pas de filet de sécurité chômage, elle permet seulement de préserver celui que vous aviez déjà.
Le statut TNS coûte moins cher, c'est un fait. Mais raisonner uniquement sur ce critère revient à ignorer la couverture sociale réelle. Un dirigeant qui tombe malade plusieurs semaines mesure brutalement la différence entre une protection complète et une protection allégée. Le bon calcul intègre le coût d'une éventuelle complémentaire santé et prévoyance privée, qui rapproche parfois le coût global des deux statuts.
La micro-entreprise n'est pas une société. C'est une entreprise individuelle avec un régime fiscal et social simplifié. Beaucoup de créateurs hésitent en réalité entre rester en micro et passer en société. Si c'est votre cas, ce n'est pas exactement le même arbitrage. Le sujet est traité en détail dans notre comparatif SASU ou micro-entreprise, plus adapté à cette première étape de réflexion.
Sur la majorité des demandes qu'on traite chez CDG, le vrai blocage n'est pas le coût du statut. C'est le manque de clarté sur ce que chaque structure implique au quotidien, et la peur de prendre une décision irréversible. Aucun de ces deux statuts n'est irréversible. Mais autant viser juste tout de suite.
Le choix entre EURL et SASU s'inscrit dans une tendance de fond. La création d'entreprise en France n'a jamais été aussi dynamique, et la forme sociétaire progresse.
Source : INSEE, Insee Première, Les créations d'entreprises en 2025
D'après l'INSEE (Insee Première n° 2092, "Les créations d'entreprises en 2025"), plus de 1 165 800 entreprises ont été créées en France en 2025, un niveau record, avec des créations de sociétés en hausse de 6 % sur un an. Cette dynamique se retrouve sur le terrain : de plus en plus de créateurs solo préfèrent une société unipersonnelle à l'entreprise individuelle, pour la protection du patrimoine et la crédibilité auprès des banques et des clients.
En Occitanie, le mouvement suit la tendance nationale. Pour un créateur de l'Hérault, ce contexte signifie une chose simple : choisir une société unipersonnelle est devenu un réflexe courant, mais la décision EURL ou SASU mérite toujours d'être travaillée dossier par dossier.
Le choix du statut ne se fait pas en vase clos. Selon votre situation, des dispositifs d'accompagnement régionaux peuvent peser dans votre plan de financement. La région propose notamment des soutiens dédiés aux nouveaux entrepreneurs, détaillés dans notre guide sur la prime régionale à la création d'entreprise en Occitanie. Intégrer ces aides dans votre réflexion permet d'arbitrer en connaissance de cause.
Plutôt que d'empiler les paramètres abstraits, voici la grille concrète qu'on utilise avec les créateurs solo qu'on accompagne. Identifiez votre profil, et la réponse devient claire dans la majorité des cas.
Démarrage prudent, activité de services, revenus modestes la première année
Consultant qui démarre seul, artisan solo, prestataire indépendant sans droits chômage à gérer.
Sortie d'un emploi salarié avec des droits chômage à préserver
Salarié indemnisé qui lance son activité progressivement sans consommer ses droits trop vite.
Croissance visée, futur associé ou rémunération forte en dividendes
Projet évolutif, dirigeant qui arbitre en faveur des dividendes ou prépare une levée de fonds.
Consultant, artisan solo, prestataire indépendant, revenus modestes la première année. Si votre priorité est de maîtriser les charges sociales et de garder un coût de structure léger, l'EURL est souvent le bon choix. Le statut TNS allège les cotisations, l'imposition à l'IR peut jouer en votre faveur tant que les revenus restent contenus. C'est une structure sobre, économique, adaptée à un lancement maîtrisé.
Vous percevez l'ARE et vous voulez lancer sans consommer vos droits trop vite. La SASU prend l'avantage. Tant que vous ne vous versez pas de salaire, vous ne payez aucune cotisation et vous conservez vos allocations. Cette souplesse de démarrage, l'EURL ne l'offre pas, à cause des cotisations minimales TNS dues même sans rémunération.
Projet ambitieux, perspective d'accueillir un investisseur ou un associé, besoin d'image B2B premium. La SASU s'impose. Elle se transforme en SAS sans difficulté dès qu'un second actionnaire entre. Elle accepte les outils d'intéressement et la flexibilité statutaire utile aux projets évolutifs. L'EURL, héritière de la SARL, est moins taillée pour ce scénario.
Si votre stratégie repose sur une distribution importante de dividendes, la SASU est nettement plus avantageuse. La flat tax à 30 % sans cotisations sociales bat largement le traitement TNS des dividendes en EURL, plombé par le seuil des 10 % du capital. Pour un dirigeant qui arbitre en faveur des dividendes, l'écart est significatif.
Si vous comptez vous verser une rémunération régulière et que la qualité de votre protection sociale compte, l'arbitrage se nuance. La SASU offre une meilleure couverture mais coûte plus cher. L'EURL coûte moins cher mais demande de compléter la protection par des contrats privés. C'est typiquement le cas où un échange avec un conseiller fait gagner du temps et de l'argent.
Voici un sujet rarement traité dans les comparatifs en ligne, alors qu'il concerne directement votre dossier d'immatriculation. Que vous choisissiez l'EURL ou la SASU, votre société doit déclarer un siège social, et ce choix d'adresse a des conséquences concrètes.
Domicilier chez soi
Gratuit, mais l'adresse personnelle devient publique sur les registres et figure sur le Kbis, les factures et les contrats.
Crédibilité bancaire
Les banques sont parfois réticentes à ouvrir un compte pro à une société domiciliée dans un appartement résidentiel.
Gestion du courrier
Recommandés du greffe, de l'URSSAF, des impôts : ces plis doivent être réceptionnés sans faute.
Domiciliation CDG Services à Montpellier
Une adresse de siège stable pour votre EURL ou SASU, sans frais de dossier ni avance sur redevance. Attestation reconnue par tous les greffes de France.
Agrément préfectoral DOM/34/2021/153Dans les deux cas, le cadre légal est identique. Le siège peut être fixé au domicile du dirigeant, dans des locaux loués, ou auprès d'un centre de domiciliation de société agréé. Mais domicilier sa société chez soi a des limites : l'adresse personnelle devient publique sur les registres, elle figure sur le Kbis, les factures et les contrats, et un déménagement impose un transfert de siège.
Pour une activité B2B, des appels d'offres ou un besoin de financement, l'adresse de siège a un poids commercial direct. Les banques sont parfois réticentes à ouvrir un compte professionnel à une société domiciliée dans un appartement résidentiel, en particulier pour un jeune dirigeant. Une adresse professionnelle via un centre agréé lève cette friction immédiatement.
L'autre enjeu, c'est la gestion du courrier. Recommandés du greffe, de l'URSSAF, des impôts : ces plis doivent être réceptionnés sans faute. Un recommandé URSSAF non retiré peut déclencher une mise en demeure et des majorations parfaitement évitables. Pour un dirigeant souvent en déplacement, une domiciliation sécurise toute cette logistique.
Chez CDG Services, la domiciliation d'entreprise à Montpellier démarre à 35 euros par mois HT pour une société commerciale, qu'il s'agisse d'une EURL ou d'une SASU, sans frais de dossier ni avance sur redevance. L'attestation de domiciliation est délivrée sous 24 à 48 heures, avec l'agrément préfectoral DOM/34/2021/153 reconnu par tous les greffes de France. Fixer dès la création une adresse stable évite un transfert coûteux quelques mois plus tard.
Vous voulez éviter un dossier d'immatriculation bloqué au greffe ? Contactez un conseiller CDG.
Bonne nouvelle pour les indécis : ni l'EURL ni la SASU ne vous enferment définitivement. Le statut peut évoluer avec votre projet.
Décision de l'associé unique
L'associé unique formalise la décision de transformation et acte le changement de forme juridique.
Continuité totaleNouveaux statuts
Rédaction des statuts adaptés à la forme cible, EURL ou SASU, avec la gouvernance correspondante.
Étape cléAnnonce légale
Publication de l'annonce légale de transformation dans un journal habilité du département.
ObligationDépôt au greffe
Dépôt du dossier de modification au greffe via le guichet unique INPI, sans nouvelle immatriculation.
Plusieurs semainesLe passage d'une EURL vers une SASU, ou l'inverse, est une transformation juridique. La société conserve son numéro SIREN, sa personnalité morale, ses contrats en cours et ses éventuels salariés. Il n'y a ni fermeture ni nouvelle immatriculation. La procédure suppose une décision de l'associé unique, la rédaction de nouveaux statuts adaptés à la forme cible, une annonce légale et un dépôt au greffe via le guichet unique.
Cette transformation a un coût, en frais administratifs et souvent en accompagnement juridique, ainsi qu'un calendrier de plusieurs semaines. C'est faisable, mais ce n'est pas instantané. D'où l'intérêt de viser le bon statut dès le départ quand c'est possible.
Le passage de l'EURL vers la SASU revient souvent quand l'activité décolle et qu'une levée de fonds ou l'entrée d'un associé se profile. Le trajet inverse, de la SASU vers l'EURL, concerne plutôt le dirigeant solo qui a créé en SASU pendant sa période ARE et qui, une fois ses droits épuisés, veut basculer en TNS pour alléger ses cotisations. Dans les deux sens, l'opération doit être préparée, pas improvisée. Un conseil en amont évite les mauvaises surprises de calendrier.
Au final, inutile de comparer quinze lignes de tableau. Trois questions suffisent à orienter la grande majorité des créateurs solo.
Avez-vous des droits chômage à préserver au lancement ?
La SASU permet de ne pas cotiser tant qu'aucun salaire n'est versé, et de garder l'ARE intégrale.
Votre priorité est-elle de minimiser les charges sociales ?
Le régime TNS de l'EURL allège nettement le coût social sur un projet sobre, avec une couverture à compléter.
Visez-vous la croissance, un associé ou de forts dividendes ?
La SASU se transforme en SAS sans friction et taxe les dividendes à la seule flat tax de 30 %.
Première question : avez-vous des droits chômage à préserver au lancement ? Si oui, la SASU vous permet de ne pas cotiser tant que vous ne vous rémunérez pas. Deuxième question : votre priorité est-elle de minimiser les charges sociales sur un projet sobre ? Si oui, l'EURL et son régime TNS sont taillés pour ça. Troisième question : visez-vous la croissance, un associé ou une rémunération forte en dividendes ? Si oui, la SASU est le choix par défaut.
Le mauvais réflexe consiste à trancher sur un seul critère entendu en discussion. Le bon réflexe consiste à projeter votre activité à trois ans et à choisir le statut qui supporte cette trajectoire. Un échange de trente minutes avec un conseiller en création d'entreprise avant l'immatriculation peut éviter une transformation coûteuse plus tard. Et une fois le statut choisi, une adresse de siège stable termine proprement votre dossier.
Demandez votre devis gratuit et domiciliez votre entreprise dès cette semaine.
Les deux structures acceptent un capital social de 1 euro symbolique, il n'existe aucun minimum légal. En pratique, un capital trop faible peut fragiliser votre crédibilité auprès des banques et compliquer l'effet du seuil des 10 % sur les dividendes en EURL. Prévoir quelques centaines à quelques milliers d'euros de capital reste un signal de sérieux, sans pour autant immobiliser une trésorerie dont vous avez besoin pour démarrer l'activité.
Ni l'un ni l'autre n'ouvre de nouveaux droits au chômage au titre du mandat de dirigeant. Le président de SASU est assimilé salarié mais ne cotise pas à l'assurance chômage. Le seul mécanisme réel, c'est le maintien des droits ARE acquis avant la création. Sur ce point la SASU est plus souple, car elle permet de ne pas se rémunérer et de conserver intégralement ses allocations, ce que les cotisations minimales de l'EURL rendent plus délicat.
Tout dépend de votre situation de départ. Un consultant qui sort d'un emploi avec des droits chômage et vise une croissance rapide a intérêt à regarder la SASU. Un consultant qui démarre sobrement, avec des revenus modestes la première année et la volonté de limiter les cotisations, trouvera l'EURL plus économique. Le profil de rémunération, salaire ou dividendes, et l'existence de droits ARE sont les vrais éléments d'arbitrage à poser avant de choisir.
En SASU, le président peut être une personne physique ou une personne morale, ce qui ouvre la possibilité de montages avec une société holding qui préside la structure. En EURL, le gérant doit obligatoirement être une personne physique, comme dans toute SARL. Cette différence est souvent décisive pour les créateurs qui envisagent un schéma de groupe ou une organisation patrimoniale plus élaborée à moyen terme.
À la création, l'écart entre les deux est négligeable : il faut compter les frais de greffe, l'annonce légale obligatoire et l'éventuel accompagnement à la rédaction des statuts. La différence de coût n'apparaît pas à l'immatriculation mais dans la vie de la société, à travers les cotisations sociales et le traitement fiscal. C'est pourquoi raisonner uniquement sur le coût de création est trompeur : c'est le coût de fonctionnement sur plusieurs années qui compte vraiment.
Alan Chevereau, consultant SEO
Consultant SEO spécialisé en acquisition organique et stratégie de contenu pour les sites de services B2B locaux. Accompagne CDG Services dans sa visibilité sur Montpellier et l'Hérault.
Sources
Note : selon votre situation, certaines valeurs peuvent varier. Contactez CDG pour un devis personnalisé.