Créer une entreprise individuelle en 2026 : guide complet du statut EI

Illustration flat design d’un entrepreneur en costume vert remplissant un livre de recettes 2026 avec ordinateur, factures, calculatrice et boîte d’archives 10 ans.

Vous voulez vous lancer seul. Vous avez tapé "créer entreprise individuelle" et vous êtes tombé sur quinze articles qui se ressemblent. Tous parlent de l'EI, de la micro, de l'auto-entrepreneur, parfois dans la même phrase. Vous fermez l'onglet plus perdu qu'avant.

Ce flou, on l'entend chaque semaine au téléphone chez CDG Services. Un créateur nous appelle pour "ouvrir une auto-entreprise", un autre veut "monter une EI", un troisième pense que la micro est un statut juridique. Trois personnes, trois mots, parfois la même réalité. Et personne ne le leur a clairement expliqué.

La réforme du 14 février 2022 a tout simplifié sur le papier. Une seule forme juridique unifiée, un patrimoine personnel protégé, une création gratuite via le guichet unique. Mais sur le terrain, les questions restent les mêmes. Quel cadre choisir ? Que faut-il préparer ? Que se passe-t-il après l'immatriculation ?

Ce guide vous donne les réponses concrètes d'un conseiller local, sans jargon administratif, avec les vrais chiffres et les bons réflexes pour démarrer sans erreur.

Vous démarrez votre projet à Montpellier ? Un conseiller CDG peut clarifier votre situation avant que vous validiez quoi que ce soit sur le guichet unique.

Le statut EI en 2026 : ce que la réforme a vraiment changé

Critère
A Avant le 15 mai 2022
B EI réformée depuis 2022
Formes juridiques disponibles
EI classique, EIRL avec déclaration d'affectation, micro-entrepreneur en EIRL ou EI3 cases différentes, règles distinctes
Une seule forme unifiée, l'entreprise individuelleL'EIRL n'est plus créable depuis le 15 mai 2022
Patrimoine personnel
Engagé en totalité en EI classique, sauf déclaration d'affectation EIRLMaison, voiture et comptes saisissables
Insaisissable de plein droit par les créanciers professionnelsProtection automatique, sans formalité
Formalité requise pour protéger ses biens
Déclaration d'affectation chez notaire, état descriptif des biensProcédure technique et payante
Aucune, la séparation s'applique à l'immatriculationÉconomie de 100 à 300 € de frais notariés
Option pour l'impôt sur les sociétés
Réservée à l'EIRL uniquementEI classique bloquée à l'IR
Ouverte à toute EI par assimilation à une EURLDemande dans les 3 premiers mois de l'exercice
Transmission de l'activité
Liquidation systématique, recréation chez le repreneurProcédure lourde et coûteuse
Transfert universel du patrimoine professionnelCession ou apport en société sans liquidation
Ce qui n'a pas changé : les biens utiles à l'activité (matériel, stocks, véhicule pro) restent saisissables. En cas de fraude fiscale, manquement aux obligations sociales ou caution personnelle signée à la banque, la séparation tombe. La protection 2022 est solide, pas absolue.

Avant 2022, un entrepreneur seul avait trois options : l'entreprise individuelle classique, l'EIRL (entreprise individuelle à responsabilité limitée), ou la micro-entreprise. Trois cases différentes, des règles distinctes, et une vraie complexité pour s'y retrouver.

La loi n°2022-172 du 14 février 2022 a balayé ce paysage. Depuis le 15 mai 2022, l'EIRL n'existe plus pour les nouvelles créations. Il reste une seule forme : l'entreprise individuelle réformée, encadrée par les articles L526-22 à L526-26 du Code de commerce.

Une seule forme juridique unifiée depuis 2022

Concrètement, quand vous créez seul aujourd'hui, vous créez une entreprise individuelle. Point. C'est la forme juridique. Vous pouvez ensuite y adosser un régime fiscal et social simplifié (la micro), ou rester au régime réel. Mais le statut juridique reste le même.

Cette unification a un avantage : moins de paperasse, moins de choix anxiogènes au moment du lancement. Elle a aussi une conséquence : beaucoup de créateurs croient encore choisir entre "EI" et "micro" comme si c'étaient deux statuts, alors que ce sont deux étages d'un même bâtiment.

La séparation automatique des patrimoines pro et perso

C'est l'apport le plus concret de la réforme. Avant 2022, sans EIRL, l'entrepreneur individuel engageait l'ensemble de son patrimoine. Maison, voiture, comptes bancaires : tout pouvait être saisi en cas de dette professionnelle. Beaucoup l'ignoraient au moment de signer.

Aujourd'hui, la séparation est automatique. Selon Service-Public.fr, "le patrimoine personnel de l'entrepreneur individuel devient, par défaut, insaisissable par les créanciers professionnels". Pas de déclaration d'affectation à rédiger. Pas de notaire à consulter. La protection s'applique dès l'immatriculation.

Source : Service-Public.fr, Entrepreneur individuel

Attention quand même : cette protection a des limites. Les biens "utiles à l'activité" (matériel, stocks, véhicule professionnel) restent saisissables. En cas de fraude fiscale, manquement grave aux obligations sociales ou caution personnelle signée à la banque, le mur tombe. La séparation n'est pas un blindage absolu.

Entreprise individuelle, micro-entreprise, auto-entrepreneur : démêler la confusion

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Forme juridique

Entreprise individuelle (EI)

C'est le contenant juridique. Vous exercez en nom propre, sans personnalité morale. Encadré par les articles L526-22 à L526-26 du Code de commerce. Aucun capital, aucun statut, aucune annonce légale.

Niveau juridique Création gratuite Patrimoine séparé auto
À retenir : tout indépendant qui exerce seul est juridiquement en EI, qu'il le sache ou non. Le mot "EI" n'apparaît jamais sur le Kbis car il n'y a pas de Kbis en EI, juste un avis de situation INSEE.
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Régime fiscal et social

Micro-entreprise

C'est une option fiscale à cocher dans le contenant EI, pas un autre statut. Cotisations calculées sur le chiffre d'affaires. Plafonds 2026 : 188 700 € en vente, 77 700 € en services.

Niveau fiscal Comptabilité allégée Abattement forfaitaire
Bascule automatique : au-delà des plafonds, vous restez en EI mais vous passez au régime réel. Le statut juridique ne change pas, seul le mode de calcul des cotisations bascule.
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Appellation courante

Auto-entrepreneur

Ancien nom de la micro-entreprise, officiellement remplacé par "micro-entrepreneur" en 2016. Aucune différence juridique, fiscale ou sociale. Les deux mots désignent la même chose dans la pratique.

Vocabulaire Synonyme micro Sans valeur juridique
L'erreur fréquente : croire qu'on "passe" d'auto-entrepreneur à EI. C'est impossible, vous étiez déjà en EI. Vous pouvez seulement quitter le régime micro pour le régime réel.

C'est le sujet qui revient sur 8 dossiers sur 10 au téléphone chez CDG. Les trois mots circulent sans définition claire, et chacun y met sa propre interprétation. Voici la réalité administrative.

La micro est un régime, pas un statut

L'entreprise individuelle est une forme juridique. C'est le contenant. La micro-entreprise est un régime fiscal et social allégé. C'est une option à cocher dans le contenant, pas un autre contenant.

Quand quelqu'un dit "je suis en micro", il est juridiquement entrepreneur individuel, et il a opté pour le régime fiscal et social simplifié réservé aux activités sous certains plafonds de chiffre d'affaires. S'il dépasse les seuils, il bascule automatiquement au régime réel, sans changer de statut juridique.

Le terme "auto-entrepreneur" est encore plus ambigu. Officiellement remplacé par "micro-entrepreneur" depuis 2016, il continue de circuler dans le langage courant. Les deux mots désignent la même chose : un entrepreneur individuel au régime micro.

Pourquoi cette confusion fait perdre du temps aux créateurs

Sur les demandes qu'on traite chez CDG, le vrai blocage n'est pas le coût de la création. C'est le manque de clarté sur ce qu'on choisit vraiment. Un créateur qui pense "choisir entre EI et micro" se trompe d'arbitrage. Le vrai choix se fait à un autre niveau.

Une coiffeuse à domicile qui nous a contactés en début d'année voulait "passer de l'auto-entreprise à l'EI" parce qu'on lui avait dit que c'était "plus sérieux". Elle était déjà en EI. Elle voulait simplement basculer du régime micro au régime réel parce que ses charges réelles dépassaient l'abattement forfaitaire. Une fois la mécanique expliquée, la décision a pris quinze minutes.

Pour aller plus loin sur l'arbitrage entre micro et société, vous pouvez consulter notre comparatif détaillé sur SASU ou micro-entreprise : comment choisir.

Qui peut créer une entreprise individuelle (et qui devrait viser une société) ?

L'EI n'est pas faite pour tout le monde. Elle excelle dans certaines configurations, et devient un piège dans d'autres. Voici les critères qui orientent la décision.

Les conditions légales pour ouvrir une EI

Trois conditions principales selon l'URSSAF. Être majeur ou mineur émancipé. Disposer de la capacité juridique (ne pas être sous tutelle, ne pas être frappé d'une interdiction de gérer). Exercer une activité non incompatible avec le statut, ce qui exclut certaines professions réglementées qui imposent un cadre sociétaire.

Pour les ressortissants étrangers hors Union européenne, un titre de séjour autorisant l'exercice d'une activité indépendante est requis. Les professions réglementées (artisan, agent immobilier, professionnel de santé) imposent en plus un diplôme ou une autorisation préalable.

L'EI est le bon choix si...

Vous voulez tester un marché sans engager de capital. Vous démarrez seul, sans projet d'associé à court terme. Vos charges professionnelles restent modérées (moins de 25 à 30 % du chiffre d'affaires). Vous privilégiez la simplicité administrative à l'optimisation fiscale.

Le profil typique : artisan indépendant, consultant freelance, profession libérale qui démarre, prestataire de services à domicile, vendeur en ligne en complément de revenus.

L'EI devient un frein si...

Vous prévoyez d'associer quelqu'un dans les 12 à 24 mois. Vous visez des appels d'offres publics ou des grands comptes B2B exigeants. Vous comptez lever des fonds. Vous envisagez d'embaucher plusieurs salariés rapidement avec une organisation structurée.

Dans ces cas, créer directement une SASU ou une EURL évite une fermeture-recréation coûteuse douze mois plus tard. La règle qu'on applique chez CDG : si trois critères de la "liste société" sont cochés, mieux vaut viser société d'emblée.

Comment créer son entreprise individuelle étape par étape

1
10 min

Compte INPI guichet unique

Créez votre compte sur formalites.entreprises.gouv.fr. Vérification par email. Préparez votre identifiant FranceConnect pour aller plus vite.

Coût : gratuit
Sauvegardez vos identifiants, toutes vos modifications futures (adresse, activité, cessation) passeront par cette même plateforme.
2
30 min

Pièces du dossier

Pièce d'identité en cours de validité, justificatif de domicile du siège, déclaration de non-condamnation, diplôme si activité réglementée.

Justif : moins de 3 mois
Si domiciliation en centre agréé, l'attestation CDG est délivrée sous 24 à 48h après signature du contrat.
3
45 min

Déclaration en ligne

Renseignez identité, activité, lieu d'exercice, régime fiscal (micro ou réel), option pour la TVA. Joignez les pièces, signez électroniquement.

Code APE : à vérifier
Erreur la plus fréquente, cocher activité commerciale au lieu d'artisanale ou inverse. Le greffe renvoie le dossier et 2 semaines partent.
4
8 à 15 j

Attribution SIREN, SIRET

L'INPI redistribue vers INSEE, fisc, URSSAF et registre compétent. Vous recevez votre numéro d'identification par mail. Activité officielle.

Frais : 0 € micro / ~25 € réel
Activité artisanale : ajoutez environ 90 € pour l'inscription au Répertoire des Métiers via la CMA Hérault.
5
1 à 2 sem

Démarches post-création

Compte bancaire dédié si CA > 10 000 € sur 2 ans, assurance pro, outil de facturation conforme à la facturation électronique 2026, premier devis.

CFE : exonérée 1ère année
La CFE devient due dès la 2ème année d'activité. Son montant dépend de la commune du siège, vérifiez le taux Montpellier avant de domicilier.

Depuis le 1er janvier 2023, toutes les formalités de création d'entreprise passent obligatoirement par le guichet unique de l'INPI. Fini le CFE, fini les formulaires P0 papier. Une seule plateforme centralise tout et redistribue aux organismes (INSEE, services fiscaux, URSSAF, registre compétent).

Les pièces à préparer avant de vous connecter

Avant de créer votre compte sur formalites.entreprises.gouv.fr, rassemblez les documents suivants. Une pièce d'identité en cours de validité (carte d'identité, passeport ou titre de séjour). Un justificatif de domicile du siège social (facture d'électricité, attestation d'hébergement ou contrat de domiciliation). Une déclaration de non-condamnation et de filiation. Pour les activités réglementées, le diplôme ou autorisation correspondante.

Si vous domiciliez votre EI dans un centre agréé, l'attestation de domiciliation devra être jointe. Chez CDG, ce document est délivré sous 24 à 48 heures après signature du contrat.

Le parcours sur le guichet unique INPI

Vous créez votre compte, vous remplissez le formulaire en ligne (identité, activité prévue, lieu d'exercice, régime choisi), vous joignez les pièces et vous validez. La plateforme transmet automatiquement votre dossier aux organismes concernés. Vous recevez votre SIREN et SIRET sous 8 à 15 jours en moyenne, parfois plus vite pour les activités libérales simples.

Le coût varie selon votre activité. Création d'une EI au régime micro : 0 €, gratuite. Création d'une EI commerciale au régime réel : autour de 25 € pour les frais de greffe. Création d'une EI artisanale : inscription au Répertoire des Métiers, environ 90 € selon les CMA.

Pour modifier ultérieurement votre adresse ou votre activité, la même plateforme prend le relais. Notre guide sur le changement d'adresse via le guichet unique INPI détaille la procédure.

Les erreurs qu'on voit le plus souvent au dépôt

Une activité mal libellée qui ne correspond pas au code APE attribué. Un justificatif de domicile de plus de trois mois. Une déclaration de bénéficiaires effectifs oubliée pour les activités le nécessitant. Une adresse de siège non conforme (bail interdisant l'activité, copropriété refusant la mention dans les parties communes).

Un artisan BTP qu'on accompagne depuis 2024 a vu son dossier bloqué deux fois par l'INPI parce qu'il avait coché une activité commerciale au lieu d'artisanale. Le greffe a renvoyé le dossier, l'INPI l'a mis en attente, deux semaines perdues. Un cadrage initial de quinze minutes aurait évité l'erreur.

Vous voulez éviter un rejet du dossier au dépôt ? Contactez un conseiller CDG pour vérifier votre dossier avant l'envoi sur le guichet unique.

Fiscalité et charges sociales de l'entrepreneur individuel

Option 1

Régime micro

Cotisations et impôt calculés directement sur le chiffre d'affaires

  • Plafonds 2026 : 188 700 € en vente, 77 700 € en services et libéral
  • Cotisations : 12,3 % vente, 21,2 % services, 21,1 % libéral CIPAV
  • Abattement IR : 71 % vente, 50 % services BIC, 34 % libéral BNC
  • Comptabilité : simple livre des recettes, pas de bilan
À privilégier si Vos charges réelles restent sous 25 % du CA et vous voulez une gestion simple, sans expert-comptable.
Piège : vous cotisez sur le CA brut, pas sur le bénéfice. Si vos achats dépassent l'abattement forfaitaire, vous payez sur du revenu que vous n'avez pas.
Option 2

Régime réel

Cotisations et impôt calculés sur le bénéfice net après charges réelles

  • Pas de plafond de chiffre d'affaires, accessible à tout entrepreneur individuel
  • Charges déductibles en totalité, achats, matériel, déplacements, télécoms
  • TVA : récupérable sur les achats professionnels et investissements
  • Comptabilité : bilan, compte de résultat, expert-comptable recommandé
À privilégier si Vos charges réelles dépassent 30 % du CA, ou si vous investissez dans du matériel et voulez récupérer la TVA.
À anticiper : 1 200 à 2 000 € HT par an d'expert-comptable, mais souvent rentabilisés dès 5 à 8 000 € de charges déductibles.
Bascule possible à tout moment : vous pouvez quitter le régime micro pour le régime réel via le guichet unique INPI. Le statut juridique d'EI ne change pas, seul le mode de calcul des cotisations et de l'impôt évolue.

C'est la partie qui détermine ce qui atterrit réellement sur votre compte chaque mois. Et c'est aussi celle où les fausses idées circulent le plus.

Imposition des bénéfices : IR par défaut, option IS depuis 2022

L'entrepreneur individuel est par défaut soumis à l'impôt sur le revenu. Ses bénéfices s'ajoutent aux autres revenus du foyer fiscal et sont imposés selon le barème progressif. Selon la nature de l'activité, ils sont classés en BIC (commercial, artisanal), BNC (libéral) ou BA (agricole).

Depuis la réforme de 2022, l'EI peut opter pour l'impôt sur les sociétés en demandant à être assimilée à une EURL. Cette option, irrévocable après cinq ans, présente un intérêt pour les entrepreneurs qui veulent maîtriser leur rémunération et laisser une partie du bénéfice dans l'entreprise. La demande s'effectue dans les trois premiers mois de l'exercice concerné.

Régime micro ou régime réel : la vraie question

Si votre chiffre d'affaires reste sous certains seuils, vous pouvez opter pour le régime micro-fiscal et micro-social. Selon Service-Public.fr, les plafonds applicables au 1er janvier 2026 sont de 188 700 € pour les activités d'achat-revente et 77 700 € pour les prestations de services et activités libérales.

Source : Service-Public.fr, Entrepreneur individuel

En micro, vos cotisations sont calculées sur le chiffre d'affaires, pas sur le bénéfice. Au régime réel, elles le sont sur le bénéfice net. La bascule se fait quand vos charges réelles dépassent l'abattement forfaitaire (71 % en vente, 50 % en services BIC, 34 % en libéral BNC).

Pour comprendre précisément ce que vous paieriez en cotisations, notre guide sur les charges en micro-entreprise détaille tous les taux applicables.

Régime social TNS : ce que ça implique vraiment

L'entrepreneur individuel relève du régime des travailleurs non salariés, géré par la Sécurité sociale des indépendants (SSI). Vous cotisez pour la maladie, la maternité, la retraite de base et complémentaire, l'invalidité-décès, les allocations familiales. Mais pas pour l'assurance chômage.

Concrètement, en cas d'arrêt maladie, les indemnités journalières sont modestes et soumises à une carence de 3 ou 7 jours selon le motif. Pour la retraite, les droits sont proportionnels au chiffre d'affaires. Un EI à 25 000 € de CA annuel valide rarement 4 trimestres pleins.

Cette protection minimaliste est l'un des arguments qui poussent à basculer en société dès que le projet se stabilise. À budget équivalent, un président de SASU bénéficie d'une couverture proche d'un cadre salarié.

L'adresse du siège social en EI : un choix qui pèse longtemps

C'est le sujet le plus négligé au moment de la création. Tout le monde pense au régime fiscal, peu de créateurs anticipent ce que devient leur adresse une fois que l'EI est immatriculée.

Domicilier chez soi : possible mais avec des contraintes

Vous pouvez domicilier votre EI à votre adresse personnelle. C'est légal et gratuit. Mais cette adresse devient publique. Elle figure sur le Registre National des Entreprises, consultable en ligne par tout le monde. Clients, concurrents, prospects, démarcheurs.

Trois autres limites apparaissent au quotidien. Votre bail ou règlement de copropriété peut interdire l'exercice professionnel. Les recommandés URSSAF arrivent chez vous avec des délais qui courent dès le dépôt du facteur. Et chaque changement d'adresse personnelle oblige à modifier le siège social via le guichet unique.

Domicilier en centre agréé : ce que ça change

Une domiciliation d'entreprise à Montpellier dans un centre agréé apporte plusieurs bénéfices concrets. Votre adresse personnelle reste confidentielle. Le courrier est centralisé, tracé, scanné ou réexpédié selon vos besoins. L'adresse est fixe même si vous déménagez. Et l'agrément préfectoral du centre rassure le greffe.

Le seul prérequis légal : un contrat de domiciliation écrit, conforme aux articles R123-167 et suivants du Code de commerce. Sans ce contrat, le greffe refuse l'immatriculation. Pour comprendre les éléments obligatoires, notre fiche sur le contrat de domiciliation détaille les clauses essentielles.

Tarifs CDG transparents pour les entrepreneurs individuels

Chez CDG Services, la domiciliation pour auto-entrepreneur ou EI démarre à 24 € par mois HT en régime micro et 35 € par mois HT au régime réel. Aucun frais de dossier, aucune avance sur redevance. L'attestation est délivrée sous 24 à 48 heures, prête à joindre à votre dossier INPI. L'agrément préfectoral DOM/34/2021/153 est reconnu par tous les greffes de France.

Un consultant en formation qu'on accompagne depuis deux ans nous racontait qu'il avait initialement domicilié son EI chez lui. En six mois, il avait changé deux fois d'appartement, modifié deux fois son siège, perdu un recommandé important pendant des vacances et reçu trois courriers personnels au mauvais nom. Le calcul du temps perdu et du stress accumulé l'a convaincu de basculer en domiciliation.

Faut-il garder son EI ou basculer en société ?

Cette question revient toujours quand l'activité prend. Trois ou quatre signaux convergent, et le passage devient logique.

Les signaux qui justifient le passage en société

Votre chiffre d'affaires se rapproche des plafonds micro et vos charges dépassent l'abattement forfaitaire. Vous voulez investir dans du matériel lourd (véhicule professionnel, équipement, locaux) avec récupération de TVA. Vous comptez embaucher plusieurs salariés ou structurer une équipe. Vous prévoyez d'associer quelqu'un ou de lever des fonds.

Si deux ou trois signaux sont cochés, le passage en SASU ou EURL devient pertinent. La déductibilité réelle des charges, la protection sociale du dirigeant, et la crédibilité bancaire prennent l'avantage sur la simplicité de l'EI.

Comment se passe concrètement la bascule

Le passage de l'EI à la société n'est pas une transformation au sens strict. C'est juridiquement la cessation de l'EI et la création d'une nouvelle entité, avec apport éventuel du fonds de commerce. La réforme 2022 a facilité ce transfert universel du patrimoine professionnel, qui évite une liquidation complète.

La procédure prend généralement 4 à 6 semaines. Cessation de l'EI sur le guichet unique, rédaction des statuts, publication d'annonce légale, dépôt du capital, immatriculation de la société. Notre comparatif SASU ou micro-entreprise détaille les coûts et les arbitrages.

Lancer son EI sans se tromper de cadre

Le statut d'entrepreneur individuel est l'un des plus simples du paysage français. Une seule forme depuis 2022, un patrimoine personnel protégé, une création gratuite ou quasi-gratuite, une plateforme unique pour tout déclarer. Mais cette simplicité ne dispense pas de comprendre ce qu'on choisit.

Le bon réflexe : clarifier d'abord le statut juridique (EI ou société), puis le régime fiscal et social (micro ou réel), puis l'adresse de siège (personnelle ou domiciliée). Trois décisions, dans cet ordre, qui structurent vos trois prochaines années sans drame administratif.

Si vous voulez sécuriser ces trois étapes en une seule conversation, l'équipe CDG Services accompagne chaque semaine des créateurs montpelliérains de la réflexion initiale jusqu'au Kbis. Demandez votre devis gratuit et démarrez votre activité dès cette semaine.

Questions fréquentes sur le statut d'entrepreneur individuel

Quelle différence entre EI et auto-entrepreneur ?

Aucune au niveau du statut juridique. L'auto-entrepreneur (terme officiellement remplacé par micro-entrepreneur depuis 2016) est un entrepreneur individuel qui a opté pour le régime fiscal et social simplifié de la micro-entreprise. La forme juridique reste l'entreprise individuelle. Seul le régime fiscal et le mode de calcul des cotisations changent. Si votre chiffre d'affaires dépasse les plafonds, vous restez en EI mais vous basculez automatiquement au régime réel.

Combien coûte vraiment la création d'une EI en 2026 ?

La création d'une EI au régime micro est entièrement gratuite via le guichet unique INPI. Pour une EI commerciale au régime réel, comptez environ 25 € de frais de greffe. Pour une EI artisanale, l'inscription au Répertoire des Métiers tourne autour de 90 €. Si vous passez par un cabinet ou un service en ligne, ajoutez 100 à 300 € d'accompagnement. Aucun capital minimum n'est requis, contrairement aux sociétés. La domiciliation, optionnelle, démarre à 24 € par mois HT chez CDG.

Peut-on embaucher en entreprise individuelle ?

Oui, sans aucune restriction juridique. Un entrepreneur individuel peut recruter un, deux ou plusieurs salariés en CDI ou CDD, dès l'immatriculation si nécessaire. Vous devrez alors déclarer chaque embauche via la DPAE auprès de l'URSSAF, établir des contrats conformes au Code du travail, gérer la paie et les déclarations sociales mensuelles. Beaucoup de créateurs sous-estiment cette charge administrative. L'externalisation de la paie permet de récupérer ce temps pour développer l'activité.

Une EI peut-elle être domiciliée en centre agréé ?

Oui, exactement comme une société. La domiciliation en centre agréé est ouverte à toutes les formes juridiques, y compris l'entreprise individuelle au régime micro. Le contrat de domiciliation devient l'un des justificatifs joints à votre dossier sur le guichet unique INPI. Cette option est particulièrement utile pour les indépendants qui veulent protéger leur adresse personnelle, sécuriser leur courrier professionnel ou stabiliser leur siège social en cas de déménagements fréquents.

Comment passer de l'EI à la société sans tout perdre ?

La réforme de 2022 a introduit le transfert universel du patrimoine professionnel, qui permet d'apporter l'intégralité du fonds (clientèle, matériel, contrats, dettes) à une nouvelle société sans procédure de liquidation lourde. La continuité d'exploitation est préservée. La procédure prend 4 à 6 semaines : cessation de l'EI sur le guichet unique, rédaction des statuts de la société, dépôt du capital, immatriculation. Un cadrage avec un conseiller évite les erreurs fiscales courantes lors de cette transition.

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